Les grands déséquilibres au sein de la zone euro ont entraîné un nouvel intérêt pour les politiques fiscales qui pourraient réduire les coûts du travail et ainsi améliorer la compétitivité et la croissance. Dans ce document, nous considérons s’il serait plus favorable à la croissance des pays de la zone euro, de réduire l’impôt sur le revenu du capital. Pour résoudre ce problème, nous nous concentrons sur la dimension d’économie ouverte et nous simplifions l’hypothèse de marchés d’assurance complets.

En utilisant un modèle DSGE calibré pour la France dans la zone euro, nous montrons que l’augmentation de la production résultant des réductions d’impôt sur le revenu du capital serait en effet supérieure à l’augmentation de la production résultant des réductions d’impôt sur le travail, à court et à long terme. Il est important de noter que la forte réponse de la production aux réductions d’impôt sur le revenu du capital semble s’expliquer en partie par le niveau particulièrement élevé des impôts sur le revenu du capital en France.

En outre, ces réductions d’impôt seraient moins efficaces s’ils n’étaient que temporaires. Enfin, nous illustrons nos principaux points grâce à un récent paquet fiscal mis en place en France, qui combine les réductions d’impôt sur le revenu du travail et du capital. Après avoir brièvement évalué ce paquet, nous constatons que l’investissement et la production réelle auraient été fortement renforcés à moyen terme si ce paquet avait été davantage axé sur les réductions des impôts sur le revenu du capital.