sharon

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Dans de nombreux médias, un paragraphe pour le moins choquant et tendancieux, enterre Sharon alors qu’il n’est pas encore mort et parle de Sharon au passé : « Chef de guerre, Ariel Sharon restera dans l’Histoire comme celui qui a promu les implantations de colonies juives dans les territoires palestiniens, celui qui a préparé et conduit en 1982 l’invasion du Liban alors qu’il était ministre de la Défense, mais aussi comme le héraut de la droite nationaliste qui a pourtant opéré le désengagement israélien de Gaza ».

Je reviendrais sur tout cela en temps opportun.

Mais revenons à la réalité du temps présent. « Ariel Sharon est proche de la mort », a déclaré, vendredi 3 janvier 2014, Zeev Rotstein, directeur du centre médical Sheba, de l’hôpital Tel Hashomer, à Tel Aviv, où Sharon est hospitalisé. L’ancien Premier ministre israélien est plongé dans le coma  –  à la demande de sa famille  –  depuis huit ans, concrètement depuis le 4 janvier 2006, après une attaque cérébrale.

« Le fonctionnement des organes vitaux se détériore graduellement. Les examens mettent en évidence une détérioration lente et graduelle du fonctionnement de ses organes. Nous assistons à un dysfonctionnement généralisé des organes centraux. Il semble que la situation ne s’améliore pas et nous savons ce qui arrive habituellement dans ce genre de situation », a déclaré Zeev Rotstein vendredi.

Prié de dire si Ariel Sharon était dans ses derniers jours, Zeev Rotstein a répondu : « Personnellement, j’en ai le sentiment ». Il a décrit la fin de Sharon comme progressive. « Il est paisible actuellement. D’après ce que nous pouvons comprendre, il ne souffre pas, de sorte que nous n’avons pas à agir pour empêcher qu’il ne souffre », a ajouté le directeur du centre médical Sheba. Les deux fils d’Ariel Sharon sont à son chevet. Des funérailles nationales vont être organisées.

Michel Garroté