OTTAWA – Le porte-parole libéral en matière de citoyenneté, d’immigration, et de multiculturalisme, John McCallum a déclaré que le Programme des travailleurs étrangers temporaires est détraqué et les libéraux proposent de le réformer immédiatement afin de le rectifier.

« À cause de la mauvaise gestion des conservateurs, le Programme des travailleurs étrangers temporaires n’a pas réussi à atteindre son objectif initial de doter des postes lorsqu’il est impossible de trouver des travailleurs canadiens qualifiés, et les libéraux demandent à ce que ce programme soit réduit et réorienté vers son intention première », a ajouté M. McCallum. « Entre 2005 et 2012, le nombre de travailleurs étrangers temporaires dans ce pays a plus que doublé, avec presque autant de travailleurs étrangers temporaires admis en 2012 que de résidents permanents. Si une telle situation devait perdurer, le nombre de travailleurs étrangers temporaires dépasserait celui des résidents permanents d’ici 2015. »

Le Parti libéral propose donc d’apporter immédiatement des réformes au programme : le gouvernement doit garantir une réelle transparence et responsabilisation du programme, ce qui devrait commencer par un réexamen complet dudit programme par le vérificateur général, ainsi que par la divulgation des renseignements sur les emplois offerts aux travailleurs étrangers temporaires et les communautés concernées; il faut exiger des employeurs qu’ils apportent la preuve que tous les efforts ont été faits pour que ces postes soient dotés par des travailleurs canadiens et, plus particulièrement, par des jeunes travailleurs canadiens; et, pour finir, le gouvernement devrait resserrer le processus d’approbation de l’avis relatif au marché du travail.

« Le Parti libéral a, à maintes reprises, mis en garde les conservateurs sur le fait que les utilisations abusives de ce programme allaient nuire à la classe moyenne en faisant baisser les salaires et en supplantant les travailleurs canadiens », a ajouté M. McCallum. « L’année dernière, nous avions proposé un examen du programme, mais chaque député conservateur avait rejeté notre motion sous le prétexte qu’un tel examen n’était pas nécessaire. Ce n’est que maintenant, après toute cette mauvaise presse, que les conservateurs reconnaissent les failles du programme ».