La désinvolture de la ville d’Aubagne à l’égard de ses obligations légales, celles qui permettent à ses administrés la consultation des documents administratifs dans les délais fixés par la loi, ainsi que son mépris à l’égard des requérants, celui qui lui fait négliger le respect de la procédure, ont été sanctionnés hier par une ordonnance du tribunal administratif de Marseille. Une fois encore, ce dernier reconnait, à l’association des contribuables de l’intercommunalité d’Aubagne, le bien fondé de ses recours.

Une fois encore, nous rappelons que ces recours sont toujours formés avec discernement, que ce qui nous anime est le respect du droit, et seulement cela, qu’à aucun moment, il n’entre dans nos démarches une préoccupation politique ou partisane. Mais, de son côté, l’exécutif d’Aubagne devrait admettre, une fois pour toute : d’une part la nécessité de  respecter les limites des compétences des  communes, et d’autre part, l’impasse à laquelle ses dénis la conduisent, l’obligeant à dépenser, toujours plus, l’argent de ses contribuables pour essayer de faire défendre par ses avocats l’indéfendable.

Nous ne manquerons pas de demander à connaitre combien ce dernier déni aura coûté à la ville, en espérant que, cette fois, au moins, elle n’engagera pas de nouveaux frais pour faire appel de cette ordonnance.Malheureusement pour elle, et hélas pour les contribuables qui en définitive sont les payants, il lui faudra ajouter à ce coût, celui des frais qu’elle nous a obligés à engager pour faire respecter le droit. En effet, le tribunal administratif l’a condamnée à nous verser la somme de  2 000 € Espérons que la leçon sera comprise. Mais nous ne sommes sûrs de rien puisqu’à l’évidence, à Aubagne  « les leçons ne servent généralement qu’à ceux qui les donnent ». Soit… les contribuables aubagnais retiendront la leçon : ne jamais se laisser tondre en silence. 

D’après Gabriel LEVY