Est-ce que vous accomplissez correctement votre devoir de citoyen à chaque échéance électorale ?

Avez-vous d’ailleurs le sentiment d’être réellement représentés par ceux qui se présentent et pour qui nous sommes censés donner notre voix ?

Dans notre démocratie, le droti de vote est bien entendu un acte civique de la plus haute importance et un privilège au regard des dictatures qui nous entourent. Il traduit en effet l’engagement de chaque électeur et témoigne de la légitimité populaire de nos élus.

La loi doit donc permettre à tout électeur se rendant aux urnes d’exprimer son opinion et donc son choix. Une formule résume cette exigence démocratique :  1 Vote = 1 Voix !

Il apparaît cependant que chaque nouveau scrutin confirme un nombre grandissant des abstentionnistes et des votes protestataires. Cette crise de confiance grandissante entre les citoyens que nous sommes et la classe politique pourrait être atténué s’il était proposé aux électeurs souhaitant s’exprimer une autre possibilité : le vote blanc.

Or, l’article L.66 du code électoral ne distingue pas un vote nul (qui n’est pas ‘’valable ») du vote blanc (qui « n’exprime pas de choix »). Au moment du dépouillement, l’électeur qui a choisi de voter blanc et d’exprimer ainsi son insatisfaction face aux choix qui lui son proposés disparaît des résultats.

  • Est-il normal, en cas de contestation politique, d’avoir recours à l’abstention, seul moyen d’être pris en compte ?
  • Comment pourrions-nous, autrement qu’avec le vote blanc, dissocier le vote d’accord du vote sanction ?
  • Quelle légitimité accorder à nos élus alors même que persiste une telle confusion sur le message des urnes ?