Mario Draghi s’est rendu une dernière fois au Parlement européen lundi en tant que Président de la Banque centrale européenne, avant de passer la main le 31 octobre.

Interrogé par les députés de la commission des affaires économiques et monétaires pour la trentième et dernière fois, M. Draghi a saisi l’occasion pour défendre les décisions prises par la BCE, notamment ces derniers mois, et a renouvelé son appel aux gouvernements pour qu’ils complètent la politique monétaire de la Banque par des réformes économiques dans leur pays.

Les députés de toutes les sensibilités ont rendu hommage à M. Draghi pour avoir sauvé la zone euro ces huit dernières années. Les avis ont néanmoins divergé tout au long de l’audition sur la question de savoir si la décision de la BCE d’étendre sa politique d’assouplissement quantitatif au cours des derniers mois s’était traduite par davantage de bénéfices que de coûts.

De nombreux députés ont également saisi l’occasion pour interroger M. Draghi sur l’orientation que devrait prendre la politique monétaire dans les mois et années à venir, et sur la question de savoir si la BCE devait redéfinir ses priorités.

D’autres questions ont porté sur la façon dont la BCE avait communiqué sur ses décisions ou encore sur les effets limités des mesures de la BCE qui devaient bénéficier aux membres les plus endettés de la zone euro.