En France, rigueur rime pour l’instant avec augmentation d’impôts et pas avec baisse des dépenses publiques.


Avec la crise de la dette, il y a urgence à faire baisser un endettement qui flirte avec les 87 % du PIB.
Avec la crise de la dette, il y a urgence à faire baisser notre endettement qui flirte avec les 87 % du PIB. Il va indéniablement falloir aller plus loin en 2012 que le projet de loi de finances annoncé. Tout le monde est d’accord sur le constat mais personne ne va plus loin. Où couper, que faire ? Ces questions semblent sans réponse. Ce dossier vise à montrer que, sur le court terme, on peut mettre au point un vrai plan d’économies pour garder notre AAA sans pour autant casser la croissance. Cela demande de jouer en partie sur les dépenses sociales (prestations sociales, assurance-maladie, retraites), les dépenses des collectivités locales, celles de l’État, mais aussi de vendre des participations de l’État dans les entreprises.

Un plan qui rapporterait 30 milliards d’euros en un an. En agissant sur les trois volets (État, collectivités et Sécurité sociale), on peut aisément économiser 8,8 milliards d’euros par an sur les dépenses et obtenir 1,8 milliard de recettes fiscales nouvelles. Et la France peut aussi réaliser 20 milliards d’euros deux ans de suite grâce à la cession de ses participations (EDF, France Télécom, GDF Suez, …).