« celui qui veut être le plus grand, qu’il se fasse le serviteur de tous ! »

Le père Yannick Lallemand

« Le père Yannick Lallemand était en manœuvre dans les montagnes corses le 17 mai 1978. L’aumônier militaire avait alors dans son diocèse trois unités stationnées dans l’île, dont le 2erégiment étranger de parachutistes, en garnison à Calvi. La marche se termine dans une gorge où les radios ne captent pas. Ce n’est qu’à la fin de la journée qu’une estafette le retrouve pour le ramener d’urgence en Balagne. » le Figaro

Mais qui est le père Yannick Lallemand?

A partir de juillet 1958 l’aspirant de réserve Yannick Lallemand servit comme officier du contingent lors des évènements en Algérie, en tant que chef de section dans un commando de chasse (Kimono 36 ou K36.) Il s’y distingue rapidement et finit la guerre d’Algérie avec le grade de lieutenant de réserve titulaire de deux citations.

A l’issue de sa période militaire le séminariste devenu Lieutenant répond à l’appel de sa première vocation ; il est ordonné prêtre en 1963.

 Il choisit et embrasse la carrière d’aumônier militaire pour être est affecté au 4° REI où son charisme lui vaudra par la suite le surnom dans la Légion de « Le Padré »


En 1981 il quitte une première fois la Légion pour le 1er RCP de PAU, régiment qu’il aura à accompagner dans la douleur et dans l’épreuve lors du lâche attentat de Drakkar du 23 octobre 1983 à Beyrouth au Liban.

Malgré l’annonce entre temps de son affectation au 3ème RPIMa de Carcassone, il obtient de rester quelques temps à Beyrouth pour aider spirituellement les victimes de l’attentat ainsi que physiquement les secouristes. Il sera d’ailleurs cité pour son obstination dans la recherche des survivants.

En 1984 et en 1986, il participe aux opérations Manta et Epervier, au cours desquelles il est encore cité. Après ses séjours au Tchad il est affecté en Nouvelle-Calédonie, puis en République centrafricaine.

Touché par le triste sort des militaires Tchadien qu’il avait côtoyés pendant ses séjours, il quitte en 1986 l’uniforme et l’armée française et devient aumônier catholique au sein de l’armée tchadienne. Il y restera pendant 10 ans.  En poste, il côtoie la misère et le dénuement, ce qui le renforcera dans sa foi et dans son abnégation au service des plus défavorisés.

Engagé dans sa nouvelle ‘Mission’, il fait du presbytère de Faya-Largeau son quartier général, d’où il rayonnera pour aller rebâtir l’église du désert….

« Nous avons reconstruit une vingtaine d’églises, écroulées ou détruites par les Libyens qui avaient d’ailleurs transformé celle de Faya en latrines. A Mao, nous avons commencé notre reconstruction avec deux fidèles et puis, j’ai vu l’Esprit Saint et nous nous sommes retrouvés à deux cents ».

Il revient en France en 1996 ou il servira pendant six ans dans la garnison de Montpellier puis celle de Castelnaudary au sein du 4ème Etranger. Il est atteint par l’âge de la retraite en 2002 mais poursuivra son ministère comme bénévole.

Avec ses légionnaires il continuera malgré son âge à faire la marche du képi blanc, soit soixante kilomètres sac au dos.

 « Le moment le plus important de leur formation. C’est là qu’il faut être », confiera-t-il !

jeudi 15 février 2018, sur la Voie sacrée, devant le monument aux morts et au pied de Garlaban, un Commandeur de la Légion d’Honneur nous a quittés, fier de la devise qui l’a guidé depuis le premier jour : « celui qui veut être le plus grand, qu’il se fasse le serviteur de tous ! »

60 ans au service de la France, 55 ans au service de l’Eglise, 23 ans au service de la Légion ! 

« Témoignage – Le Père Yannick Lallemand : un prêtre sur la ligne de front« Famillechretienne.fr

« Le père Lallemand promu au grade de commandeur de la Légion d’honneur » opex360.com

« Yannick Lallemand, l’aumônier de la légion qui a sauté sur Kolwezi«  Le Figaro

« Qui est le père Yannick Lallemand? » Chouchoulafleur.com