La manifestation du 19 avril, se voulant interprofessionnelle, s’est traduite par un fiasco. On ne doit, certes, ni la confondre avec l’ensemble, disparate, des mécontentements, ni en déduire des pronostics pour les jours prochains.

En particulier il semble bien que, dans le ferroviaire, la tension ne recule pas à la base et que la grève de la SNCF peut continuer. Et même on peut se demander pourquoi la réforme de filialisation du fret, jetant de l’huile sur le feu, a été annoncée !

Mais le fait objectif s’impose : avec 15 000 manifestants à Paris et 6 000 à Marseille, le chantage de Martinez n’impressionne plus personne. Ayant misé sur la convergence des luttes, le secrétaire général de la vieille centrale a perdu

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À peine les gauchistes bloqueurs de facs, les inévitables black blocks et les marcheurs impénitents de toutes les manifs se sont joints aux apparatchiks. Avec 133 rassemblements sur tout le territoire, reflets du maillage très ancien de l’organisation.

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Enfermés dans des luttes minoritaires et retardataires, les dirigeants actuels de la CGT, formés à l’école sclérosée du PCF, se sont voués au déclin. Ils ne parviennent à surnager qu’en surenchérissant dans le registre des contre-vérités. Celles-ci restent crachées à l’envi par les pseudo-économistes du marxisme tardif. L’idéologie qu’on espérait défunte continue hélas à fonctionner. Elle sert même de viatique dans les discours de tous les défenseurs du prétendu modèle social français. C’est pourquoi on ne doit pas s’étonner de la survie d’une petite frange gauchiste, réapparaissant à chaque génération, et à laquelle on ne se préoccupe guère de répondre. À moins qu’on se préoccupe de ne se surtout pas lui répondre. Les utiles idiots serviront toujours d’indispensables ingrédients pour les cuisines politiciennes.

Une prochaine échéance se situera le 1er mai, date à laquelle la CFDT ne veut pas défiler avec les cégétistes, préférant se joindre aux autres syndicats réformistes, CFTC et UNSA. À noter que les microcombats d’appareils ne cessent pas.

Martinez et ses camarades resteront toutefois dans l’erreur s’ils persistent à sous-estimer l’aspiration très majoritaire des Français à des réformes indispensables du prétendu modèle social français. Celles-ci n’ont que trop attendu. En votant unanimement en faveur de lois qu’elle juge globalement positives, la droite, elle qui en avait différé pendant si longtemps la mise en œuvre, ne s’y est pas trompée.

JG Malliarakis

Ras le bol d’être pris en otage par les syndicats !

Dès que les syndicats entendent le mot « réforme », ils dégainent la grève.

C’est insupportable ! Qu’ils arrêtent d’emmerder les Français !

Car il faut quand même le dire : cette soi-disant réforme d’Emmanuel Macron n’est en réalité qu’une réformette, et encore… Concernant la SNCF, il n’est même pas question de s’attaquer aux effectifs, ni aux billets gratuits, ni aux conditions de retraites, et aux autres privilèges parfois indécents d’un secteur public trop habitué à défendre son pré-carré aux frais du contribuable et des usagers !

À l’heure où l’augmentation de la CSG impacte dramatiquement les retraités, à qui l’on demande de manger leur chapeau au nom de la solidarité, nos bons fonctionnaires ont la SÉCURITÉ DE L’EMPLOI A VIE, avec un régime spécial de retraites financé majoritairement par nos propres cotisations retraites et nos impôts. La solidarité, c’est pour les autres. C’est un comble.

Les grévistes se gavent à nos frais, et c’est insupportable !

C’est proprement scandaleux de prendre en otage les usagers lorsque l’on est détenteur d’une mission de service public. C’est un chantage d’une violence inouïe.

D’ailleurs, ces actions dégradent l’image de la SNCF et des agents publics en général qui ne font pas grève, car tous ne la font pas. La SNCF est à reformer, c’est une réalité. Et bien au-delà de la réformette du statut.

refusez de plier devant les grévistes

La fonction publique est au service des contribuables, et nous en avons assez de nous faire tondre avec nos impôts pour payer des grévistes et des nantis !