Paris, 29 février 2016 – Après plusieurs années d’une activité M&A en croissance régulière, le marché africain est en voie de s’imposer durablement sur le marché mondial. La forte instabilité politique dans de nombreux pays, une profonde récession sur le marché des matières premières et les risques associés pesant sur celui des devises n’ont pas découragé les investisseurs. Les premières économies africaines ont en effet conservé l’intérêt de ces derniers grâce à une dynamique de fusions-acquisitions soutenue dans la majorité des secteurs. C’est l’une des conclusions principales de la quatrième édition du rapport « Deal Drivers Africa », publiée par Mergermarket en collaboration avec Control Risks, cabinet de conseil leader spécialisé dans la gestion de risques.

Principaux enseignements :

  • L’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya apparaissent comme les cibles les plus attractives pour les activités de fusions-acquisitions sur le continent.
  • 100% des experts interrogés pensent que le commerce transfrontalier entre les pays africains va continuer de croître.
  • Les spécialistes interrogés pensent que la majorité des acquéreurs étrangers d’entreprises africaines en 2016 viendra d’Europe (41%), d’Asie-Pacifique (39%) et d’Amérique du Nord (16%).
  • L’énergie, l’exploitation minière et les services publics sont perçus comme les secteurs qui produiront l’activité fusion-acquisition la plus importante d’Afrique dans les 12 prochains mois (pour 79% des sondés) suivis par le secteur industrie & chimie (72%).
  • L’incertitude réglementaire, notamment les problèmes de conformité et d’intégrité, est désignée comme le principal obstacle aux activités de fusions-acquisitions en Afrique (pour 86% des sondés), suivie par les risques opérationnels et de sécurité (77%).
  • La cyber sécurité revêt une importance capitale dans les opérations de fusions-acquisitions en Afrique pour 60% des experts interrogés.

Stéphanie Lhomme, Senior  Managing Director Europe & Afrique et Directrice Générale France de Control Risks, commente ces résultats :

« Les activités M&A en Afrique sont actuellement régies par plusieurs facteurs : avec de plus en plus de marchés en récession, les acheteurs internationaux sont en quête de nouvelles cibles ; les capitaux sont disponibles plus facilement et les cibles de qualité sont vendues à un prix très attractif. Malgré l’enthousiasme suscité par ces développements positifs, des obstacles majeurs persistent. Les risques réglementaires, opérationnels, sécuritaires, et de plus en plus les risques cybers, sont des menaces majeures qu’il convient de prendre en compte lorsqu’on entreprend des activités M&A sur le continent.

 

Si la plupart des acteurs interrogés (88%) considère que des conseillers extérieurs sont indispensables à la réussite d’une opération, seuls 19% d’entre eux ont recours à un appui extérieur pour effectuer des due diligence. Par conséquent, de nombreux accords échouent à cette étape, le manque de transparence et de connaissances locales conduisant à un manque de clarté dans le régime de propriété.

 

Seul 9% d’entre eux font appel à un soutien externe dans le cadre de programmes anti-corruption. Ignorer ou sous-estimer ces questions peut non seulement conduire à l’échec de l’accord, mais aussi à impacter considérablement  la réputation de l’acheteur. »
À propos de Control Risks

Control Risks est un cabinet de conseil indépendant spécialisé dans la gestion des risques politiques, sécuritaires, de réputation et d’intégrité. La société permet à ses clients de comprendre et de maîtriser leurs risques dans des environnements complexes ou hostiles. Grâce à une combinaison unique de services, une grande portée géographique et une approche de partenariats étroits avec ses clients, Control Risks aide les organisations à résoudre efficacement leurs problèmes et à saisir de nouvelles opportunités à travers le monde. www.controlrisks.com