L’Afrique doit-elle avoir peur du libre-échange et plus généralement de la mondialisation? L’histoire nous montre que l’Afrique a une tradition de libre-échange. Déjà en 1200 à l’époque de Soundjata Keita puis sous Kankan Musa, l’économie africaine reposait sur le commerce de l’or, de l’Ivoire et autres, vers le Bassin Méditerranéen. Les caravanes du désert étaient déjà la mondialisation. L’empereur Zhao Gou (1127-1162) de la dynastie Sung du Sud, qui représente sans doute un des sommets de la civilisation humaine, a pu écrire : « Les profits du commerce maritime sont très importants.

 Avec une gestion correcte, ils peuvent se monter à des millions de pièces. Cela n’est-il pas meilleur que d’imposer un fardeau fiscal au peuple ? » Ne pensons pas que la mondialisation soit un montre informe sans tête qui écrase et détruise, ce n’est pas une aventure ambigüe, c’est simplement le fruit de multiples échanges de personnes privées entre elles. Ce n’est pas une grosse machine créée par les Etats, c’est au contraire un mouvement spontané d’échange entre individus et entre entreprises. Les Etats n’entre dans la mondialisation que pour y glisser ses imperfections à travers des mesures restrictives de l’échange

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