Selon un projet de conclusions du sommet obtenu par Reuters, la puissance de tir du Fonds européen de stabilité financière (FESF) sera démultipliéeparau moins par quatre, ont indiqué mercredi deux sources participant au Sommet de Bruxelles.
 
Ce recours à l’effet de levier portera la capacité totale à 1.000 milliards d’euros au moins. Les détails de cette démultiplication ne seraient arrêtés qu’en novembre, lors d’une prochaine réunion des ministres des Finances de l’UE et de la zone euro, précise le texte.

Ce projet ne mentionne pas à ce stade les mesures sur lesquelles devra s’engager l’Italie. Il accueille en revanche positivement les mesures prises par le gouvernement espagnol mais appelle à de nouvelles décisions en matière de flexibilisation du marché du travail et d’amélioration de la compétitivité.

ce fonds de sauvetage censé aider les Etats défaillants, dont l’enveloppe est actuellement dotée de 440 milliards d’euros.
Ce dernier point reste le plus controversé. Une solution serait de faire jouer un levier à l’intérieur du fonds, en le transformant en mécanisme assurantiel, pour en démultiplier les capacités à enveloppe égale.
 
Une autre solution consisterait à mobiliser des capitaux à l’extérieur de l’Union européenne, notamment dans des pays financièrement excédentaires comme la Chine, le Brésil, le Japon, la Norvège… Symboliquement lourde de sens, cette option serait une première dans l’histoire européenne. A défaut d’être solidaire entre eux, les Etats membres de la zone Euro s’en remettent à l’épargne étrangère. Norges Bank Investment Management (NBIM), qui gère le fonds norvégien (397,5 milliards d’euros), s’est d’ores et déjà porté candidat.
 
Peu glorieuse, cette assistance internationale consisterait néanmoins un pare-feu efficace. D’autant qu’outre le Portugal et l’Espagne, l’Italie, troisième économie européenne, inquiète de plus en plus les marchés. Personne n’ose imaginer ce qu’un doute sur la capacité italienne à rembourser sa dette de 1 900 milliards d’euros