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Sur France 2, l’ex-magistrat antiterroriste Marc Trévidic auteur du livre « qui a peur du petit méchant juge ? » lance sans détour « nous avons laissé grandir un monstre ! »

Les attentats du vendredi 13 novembre, ont soudain dessillé d’une cécité soigneusement entretenue par le message lénifiant de la classe politico-médiatique qui s’obstine à nier la réalité, à nous faire croire que nous vivons dans une société apaisée derrière le prisme d’une paix sociale étatisée à coup de subventions.

Mais la réalité est tout autre et les atrocités de ce vendredi 13 nous font prendre conscience que rien n’a été fait depuis plus de 10 ans pour lutter contre la montée du fondamentalisme sous le mantra « pas d’amalgame » que nous serine, à  longueur d’infos en boucle, notre écran à plasma.

Albert Einstein avait coutume de dire « (….) j’ai perdu de la naïveté ou de l’innocence mais j’ai gagné mon indépendance. Je ne fonde plus une opinion, une habitude ou un jugement sur autrui. J’ai expérimenté l’homme ; il est inconscient »

Inconscient de croire que le paravent de la laïcité, héritage des lumières, permettrait une solide défense contre 600 ans d’obscurantisme.

Inconsciente la RATP qui a laissé s’installer un système d’embauche de « grands frères » selon le Parisien afin d’éviter : « le caillassage des bus dans certains quartiers », affirmant que cette société emploierait le plus de personnes faisant l’objet d’une fiche S de surveillance. 

Le Parisien nous apprend que le kamikaze Samy Amimour était salarié de la RATP avant de démissionner en 2012. Un épiphénomène nous dit-on du côté de la CGT malgré les multiples incidents liés à la religion. De graves déviances « où certains agents refusent de saluer une femme, arrivent en retard pour cause de dévotion ou même prient sur place, ne veulent pas conduire un bus conduit par une collègue etc. ».

Inconscient de minimiser l’intrusion religieuse dans le monde du travail alors qu’en 2013 l’entreprise publique a remis à ses managers  une charte de la laïcité qui, d’après la PDG Elisabeth Borne, doit être rigoureusement respectée sous peine de sanctions.  S’obstiner à nier le mal tout en appliquant un antidote aussi dérisoire c’est reconnaitre à demi-mot le problème sans vouloir le nommer.

 Devant autant de naïveté et d’innocence, Les bras nous en tombent. Laissons à Edouard Daladier le mot de la fin : « Ah les cons ! S’ils savaient !» aujourd’hui…. Ils savent !

Sources : Le Parisien.fr

G.Frixon