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Depuis toujours, Le Canard enchaîné est considéré comme un journal politiquement indépendant. Ses partisans disent que, même s’il garde une sensibilité de gauche, il n’hésite pas à dénoncer toutes les dérives des politiques quel que soit leur bord politique. Farouchement attaché à son indépendance éditoriale et à son aspect critique, le journal refuse les annonceurs. Il reste l’un des derniers journaux d’investigation en France. Ne se référant pas à l’AFP, contrairement à la majorité des quotidiens, Le Canard est connu pour renifler les scoops et n’hésite pas, d’après ses partisans, à publier les scandales quels que soient leur nature et leur orientation politique. Ses partisans disent qu’à ce titre, il est craint, lu et informé par l’ensemble de l’échiquier politique, et n’éprouve pas plus de compassion envers une défaite d’un parti de gauche ou de droite, qui plus est si c’est un extrême. André Escaro, dessinateur du Canard enchaîné, a déclaré à cet égard : « la tendance actuelle du Canard, c’est l’objectivité. Ni gauche, ni droite »

Le Canard enchaîné est un hebdomadaire satirique français, paraissant le mercredi. Fondé le 10 septembre 1915  par Maurice Maréchal, Jeanne Maréchal aidés par Henri-Paul Deyvaux-Gassier , c’est l’un des plus anciens titres de la presse française actuelle, après Le Figaro (1826), La Croix (1880), Le Chasseur français (1885), Les Échos (1904) et L’Humanité (1904). Depuis les années 1960, c’est aussi un journal d’investigation qui révèle nombre d’affaires scandaleuses.

Pour l’historien Laurent Martin, ce journal très attaché à la protection des sources d’information des journalistes représente « une forme alternative de presse qui n’a guère d’équivalents en France et dans le monde »