Le benchmarking est une méthode qui a été développée au début des années 1980 par la société Xerox pour une prise de décision concernant un investissement lourd destiné à moderniser la gestion des stocks. Xerox s’est intéressé alors aux « meilleures pratiques de la concurrence » mais également aux pratiques dans d’autres secteurs sur le sujet étudié. La comparaison s’est finalement faite avec une firme de vente d’articles de sport par correspondance qui excellait pour la gestion des commandes. La méthode employée a été formalisée et reconnue par la suite.

Le benchmarking consistera à « trouver, au niveau mondial, l’entreprise ou les entreprises qui réalisent de la manière la plus performante un processus ou une tâche donnée, d’aller l’étudier (« benchmarker ces entreprises ») et d’adapter ensuite ce processus à sa propre entreprise ».

Pour une entreprise, il s’agit de se comparer aux « leaders » qui se positionnent sur le marché, de s’inspirer de leurs idées, de leurs pratiques, de leurs fonctionnements et de leurs expériences afin que les pratiques en interne s’améliorent.

La mise en place du benchmarking dans l’entreprise prend en moyenne de quatre à six mois.

La méthode de comparaison de l’existant en vue d’atteindre la meilleure performance, appliquée dans un premier temps à la stratégie d’entreprise (voir ci-dessus), s’est étendue ces dernières années à la comparaison des conceptions de produits techniques. Il est alors habituellement fait référence au « Benchmarking Technique ». Cette méthodologie a notamment été très fortement développée dans l’industrie automobile (Benchmarking Automobile) où il est vital de concevoir au moindre coût des produits répondant aux justes besoins des utilisateurs en appliquant toutes les technologies disponibles sur le marché.

Les analyses consistent en une étude détaillée des conceptions des véhicules existants sur le marché afin que le concepteur de nouveaux systèmes automobiles puisse bénéficier d’un référentiel lui permettant d’atteindre l’excellence. Ces analyses, d’abord menées uniquement chez les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs, sont aujourd’hui fortement externalisées. Une telle démarche permet en effet de mutualiser les coûts et de développer des outils spécifiques efficients.

Le terme benchmark est utilisé pour désigner toute analyse comparative. En effet, lors d’un appel d’offres, il est fréquent qu’on parle de benchmark pour évoquer un banc d’essai comparatif visant à évaluer la performance des différents produits ou des différentes offres. C’est notamment le cas en informatique où un jeu de test peut être utilisé pour comparer la qualité ou la vitesse d’exécution de différents produits matériels ou autres.