N’en jetez plus Messieurs les journalistes ! La coupe de l’ignorance est pleine de bons sentiments sournoisement nihilistes. L’émission « C dans l’Air » du 24 février renvoyait dos à dos l’antisémitisme et l’islamophobie, faisant ainsi l’amalgame entre le rejet d’un peuple d’un côté et la peur d’une religion de l’autre. Piège sémantique dans lequel le milieu politico-médiatique souhaite ardemment nous voir tomber afin, éventuellement, de légiférer  sur une loi sanctionnant l’islamophobie au même titre que l’antisémitisme.

Le terme « amalgame » sans cesse rabâché au fil des reportages afin d’apaiser les esprits, trouve soudain sa place dans une émission qui, chaque jour rend compte de l’actualité et souhaite donner les clés nécessaires à sa compréhension. Si « clés » il y a, elles n’ouvrent malheureusement pas les portes d’un syllogisme éclairé !

La France pays du paradoxe où l’on glorifie la laïcité en traquant la plus petite crèche dans les lieux publics où l’on met à l’honneur la parité et la liberté d’expression, mais pays qui souhaite faire entrer de gré mais surtout de force dans le paysage français une religion archaïque reposant sur un texte incréé appris par cœur, une religion qui gomme les corps des femmes, qui vit, mange, châtie et légifère sous la toute puissante charia. Un Vème siècle figé au XXIème siècle qui impose ses revendications identitaires et ses pratiques religieuses dans la sphère publique faisant fi de la législation et autres lois sur les signes ostentatoires.

Non le racisme n’a rien à voir avec la peur d’une religion hégémonique, revendicative produisant des djihadistes. Faire passer la paix sociale  avant le principe de précaution c’est se réveiller soudain un matin avec une gueule de bois à la Charlie Hebdo.

 « En faisant de l’islam un instrument d’oppression, la révolution islamique lui avait plus porté tort qu’aucune puissance étrangère n’aurait jamais pu le faire. »

Azar Nafisi (expulsée d’Iran en 1981 pour avoir refusé de porter le voile islamique devenu obligatoire)

G.Frixon