Le héros de ce court roman est un jeune berger espagnol, Santiago. Il a fait ses études au séminaire, mais il a renoncé à être prêtre, contre le souhait de ses parents. Il préfère une vie au contact de la Nature, tout en continuant à se cultiver par la lecture. A la suite d’un rêve lui révélant l’existence d’un trésor caché au pied des Pyramides d’Égypte, il décide d’entreprendre le voyage qui le conduit de l’Andalousie jusqu’à Gizeh, en passant par Tanger et le désert du Sahara. Si le cadre géographique du récit est réaliste, ce voyage initiatique est l’occasion de rencontres improbables, telle celle d’un marchand de pop-corn, qui « n’a jamais compris qu’on a toujours la possibilité de faire ce que l’on rêve », en même temps que celle d’un vieillard, Melchisédech, si vieux qu’il était déjà roi aux temps dont parle la Bible. Ce personnage légendaire lui indique les clés qu’il lui faut découvrir pour réussir, en particulier sa « Légende Personnelle ». Dépouillé de son argent à Tanger, il choisit de travailler chez un marchand de cristaux pour pouvoir continuer son voyage. En transformant cette obscure boutique en un commerce florissant, il découvre ainsi les capacités d’accomplissement qu’il a en lui. Mais c’est surtout « l’Alchimiste », qu’il rencontre dans une oasis au cœur du désert, qui l’initie et le guide à travers les épreuves qu’il doit surmonter dans l’accomplissement de sa quête.

Cette « Légende Personnelle » est le projet particulier et favorable dont nous sommes tous porteurs et dont l’accomplissement dépend de notre capacité à retrouver nos envies profondes : « Si vous écoutez votre cœur, vous savez précisément ce que vous avez à faire sur terre. Enfant, nous avons tous su. Mais parce que nous avons peur d’être désappointé, peur de ne pas réussir à réaliser notre rêve, nous n’écoutons plus notre cœur. Cela dit, il est normal de nous éloigner à un moment ou à un autre de notre « Légende Personnelle ». Ce n’est pas grave car, à plusieurs reprises, la vie nous donne la possibilité de recoller à cette trajectoire idéale. »