En 1956, quand Guy Mollet a instauré la vignette pour « fournir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus », bon… moi j’avais à peine 30 ans et j’étais très fière de pouvoir venir en aide aux anciens.

 En plus, Paul Ramadier, le ministre des Affaires économiques, avait affirmé que ça serait une taxe temporaire…

 Bah, il a duré quarante-quatre ans le temporaire ! Pendant quarante-quatre ans j’ai payé cette vignette ! Alors merci !

conclusion :

Impôts, taxes en folie ; La gauche appelle cette spoliation la « justice sociale » et la « redistribution des richesses », mais pour que l’État les  « redistribue », il doit d’abord les voler à ceux qui les ont créées et qui les détiennent….

 

Une injustice ( le racket des pauvres ) ne doit pas être remplacée par une autre injustice ( le racket des « riches » ).

 

Mais il est temps à présent de modérer la critique de ce gouvernement. Qui comme les précédant est un matamore au sabre de bois.

 

Ni le premier ministre, Ni M. Castaner, ni M. Macron ne sont totalement responsables de l’état économique et financier de ce pays( 30/40/50 ans de folie fiscale, de démagogie, d’assistanat, de la ruine de nos industries, donc de l’emploi)      Depuis des décennies la France s’est spécialisée dans l’exportation de BAC +5 et l’importation de BAC – 5.    De l’exportation des “Riches’’ et de leurs emplois, l’importation des pauvres et de  leurs allocations…                     

 Surtout que les anciens n’en ont presque jamais vu la couleur, vu qu’au bout de trois ans, le Premier ministre, Michel Debré, a annoncé que le produit de la vignette serait finalement« acquis au budget de l’État… », qui le reverserait au Fonds national de solidarité. Enfin, en partie… Enfin, en petite partie…

Ensuite en 1991, quand ils ont créé la CSG, la contribution sociale généralisée pour financer la branche famille, en remplacement des cotisations patronales d’allocations familiales, bon… sans râler, j’ai payé ! Surtout que ça ne devait durer que cinq ans. « Une contribution transitoire » qu’ils disaient…

 Et puis 1,1 %, c’était supportable. Seulement vingt-sept ans plus tard, elle transite toujours la CSG ! Et elle a grimpé à 9,2 % pour les salariés et 8,3 % pour les retraités. Par étapes, bien sûr, c’est moins voyant.

En 1993, elle est passée de 1,1 à 2,4 %. Pour alimenter en plus le Fonds de solidarité vieillesse. Y’avait pas déjà la vignette pour ça ? Chuuuuut, arrêtez d’être insolents !

 En 1997, elle augmente encore pour financer, en plus, la branche maladie : on en est à3,4 %.

 En 1998, toujours pour la branche maladie, elle passe à 7,5 %, etc., etc.

 Bref, la protection sociale ne s’est pas redressée, et ce qui devait être temporaire est devenu… un impôt de plusPour finir a 9,2 %

 Ah bah oui ! La CSG, ça rapporte plus que l’impôt sur le revenu aujourd’hui. Si on vous demande combien vous payez d’impôts par an, vous savez le dire. Mais si on vous demande combien vous payez de CSG, vous savez ?

 Chez moi on disait : « C’est tout un art de plumer l’oie sans la faire crier. » Alors qu’il y aurait de quoi hurler.

Et puis en 1996, rebelote avec la CRDS, la « contribution à la réduction de la dette sociale ». J’ai payé. (Mais j’avoue, j’ai râlé.)

 Toujours est-il qu’ils avaient tout bien calculé : en treize ans, tout serait remboursé. La CRDS devait disparaître le 31 janvier 2009. 2018 ras . Alors, ils ont tout bien re-recalculé… et ils ont vu que finalement, la Trinité était la meilleure date pour arrêter la CRDS. Donc, on la paye toujours…

Et puis, en 2004, Raffarin a inventé la « journée de solidarité »vouée à « l’autonomie des personnes âgées ». Moi, ça va, j’étais déjà à la retraite, mais vous, vous avez travaillé… sans être payés !

 Et en 2013, une nouvelle taxe pour les retraités. CASA, ça s’appelle. C’est la « contribution additionnelle de solidarité à l’autonomie », 0,3 % sur les retraites, pensions d’invalidité, allocations de préretraite.

 Et maintenant, la cerise sur le pompon :on nous annonce que nos retraites vont être revalorisées de 0,3 %. Cinq fois moins que l’augmentation dont on aurait dû bénéficier si le code de la Sécurité sociale avait été simplement respecté, puisqu’il prévoit que les pensions soient revalorisées du montant de l’inflation moyenne sur l’année pour éviter toute dégradation du niveau de vie.

  Et l’inflation prévue d’après l’Insee est de 1,6 %. Et Bruno Le Maire ose dire sur RTL : « Mais ils ne seront pas perdants, leur pension de retraite continuera à être revalorisée. » Il croit qu’on est tous gâteux ou quoi ?

 Je n’ai que mon certificat d’études, mais y’a pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre qu’une hausse de 0,3 % des pensions, quand les prix augmentent de 1,6 %,revient à une baisse du pouvoir d’achat.

Citations de notre président !

 « L’engagement que je prends ici devant vous, c’est que, avec moi, toutes les petites retraites auront leur pouvoir d’achat protégé. »

 « Je ne veux pas, moi, faire d’économies sur le dos ni des retraités, ni de celles et ceux qui sont à quelques années d’aller à la retraite. »

: « Je ne touche pas à la retraite de celles et ceux qui sont aujourd’hui retraités. Leur retraite sera préservée. Il n’y aura pas de perte de pouvoir d’achat, c’est essentiel ! »

 Alors je pose la question : 72 % qui n’ont pas confiance, comment est-ce possible ?

 Comment peut-il se trouver encore 28 % de retraités qui lui fassent confiance ?

Toute ma vie, j’ai payé pour aider les vieux et maintenant que je suis (Vieux-vieille) il faut que je paye pour aider les jeunes ?

GéGé