La Société générale est une des principales banques françaises et une des plus anciennes. Elle fait partie des trois piliers de l’industrie bancaire française non mutualiste (aussi appelés « les Trois Vieilles ») avec LCL (Crédit lyonnais) et BNP Paribas.À sa création la banque est le premier poids lourd de la banque française. Elle a été fondée par un groupe d’industriels (dont Paulin Talabot qui en fut le premier directeur) et la famille Rothschild sous le Second Empire, le 4 mai 1864, « pour favoriser le développement du commerce et de l’industrie en France ».

Le premier président de la banque est l’influent industriel Eugène Schneider (1805-1875), suivi par Guillaume Deninger, dit Denière, puis par l’Écossais Edouard Blount. La banque développe alors son réseau de manière importante en France, pour posséder un total de 32 postes en province en 1870 dont 15 à Paris[réf. nécessaire]. L’année suivante, la Société générale ouvre un bureau à Londres.

La banque commence à se constituer une clientèle de PME et de particuliers grâce à son réseau. Le siège parisien suit quant à lui les grandes entreprises. Cette même année 1871, la banque accède au marché des émissions publiques françaises. La France connaît cependant une période de marasme économique entre 1871 et 1893, entraînant la faillite de plusieurs établissements bancaires. La Société générale continue son développement et possède 148 guichets en 1889

 À la sortie de la guerre, la Société générale est nationalisée. La banque profite de la forte croissance de l’après-guerre pour se développer en France. Dans le même temps le groupe continue son expansion internationale, en Afrique, en Italie ou encore au Mexique. À partir de 1966, les groupes bancaires n’ont plus besoin d’autorisation préalable pour ouvrir des agences, ce qui favorise le développement du groupe en France.

Un changement de réglementation en 19661967 permet à la Société générale de se diversifier grâce à l’atténuation de la distinction entre banque de détail et banque d’affaire, et par la création d’un marché hypothécaire. Le groupe va tirer profit de cette nouvelle réglementation, en créant de nouvelles filiales spécialisées, notamment dans le crédit-bail avec ses filiales Sogelease, Sogebail, Sofinabail…

Au cours des années 1970 et 1980, la banque adopte les nouvelles techniques et évolutions du secteur comme l’informatique, les distributeurs automatiques ou les cartes bleues, notamment avec sa filiale spécialisée SG2. Dans le même temps le groupe continue son développement international et rachète des filiales spécialisées pour compléter son offre.

Le 29 juillet 1987, la Société générale fait partie des trois grandes banques privatisées grâce à ses bonnes performances.

En 1988, une tentative d’OPA du groupe de Georges Pébereau conduit à l’affaire de la Société générale.

Le groupe va se développer autour de trois grands pôles : banque de détail, gestions d’actifs (SGAM – Société Générale Asset Management]]) et banque de financement et d’investissement (SGCIB – Société Générale Corporate & Investment Banking). Ce développement va se traduire par de la croissance externe et interne.

  • 1995 : la banque prend possession des tours jumelles Chassagne et Alicante à La Défense, et en fait son nouveau siège social.
  • 1997 : la branche banque de détail est renforcée par l’acquisition du Crédit du Nord. Elle intègre également l’activité du réseau la Sogénal.
  • 1998 : la Société générale crée la « Direction de la Banque de Détail hors France métropolitaine », qui est l’un des axes stratégiques majeurs de développement du groupe.
  • 1999 : bataille pour la prise de contrôle de Paribas, qui finalement sera acquise par la Banque nationale de Paris.

Agence de la filiale bulgare Expres Bank, à Plovdiv.

  • 1999 : acquisitions réalisées à l’international, en Roumanie, en Bulgarie (Expres Bank) et à Madagascar.
  • 2001 :
    • À la suite de la stratégie de développement à l’international, surtout en Europe centrale (achat de la Komerční banka en République tchèque et de la SKB Banka en Slovénie).
    • Le chef du service central de traitement et de compensation des chèques de la Société générale et le plus haut responsable de la lutte contre le blanchiment d’argent au sein de l’enseigne se voient reprocher par le juge d’instruction Isabelle Prévost-Desprez de graves défaillances dans les mécanismes de contrôle interne de la banque, en liaison avec l’affaire du Sentier II où plus de 120 personnes avaient participé à une importante cavalerie financière4.
  • 2006 : désignée « Banque de l’année » par Euromoney en juillet.
  • 2007 : première banque signataire du pacte PME depuis le 11 décembre 2007. La banque souhaite au travers de ce pacte, trouver de nouveaux partenaires technologiques et innovants lui permettant d’accroitre sa compétitivité et sa capacité à innover, apporter des solutions nouvelles qui prennent en compte sa responsabilité sociale, environnementale, et son obligation de sécuriser ses métiers. La crise début 2008 confirme la nécessité pour la banque de s’ouvrir vers le monde des PME innovantes. Fin 2007, la Société Générale signe un Protocole d’Accord avec La Banque Postale en vue de mutualiser leur monétique dans une filiale commune, Transactis