Près de 8 Français sur 10 consomment du X. Un chiffre important qui marque le parallèle entre le puritanisme du gouvernement et la libéralisation sexuelle assumée. Porno gratuit sur le web ou achat via des distributeurs comme Dorcel, les Français en consomment et l’assument de plus en plus, surtout les femmes. Les nombreuses études statistiques sur ce sujet parlent d’elles-mêmes (voir diaporama ci-dessous).

« Plus conservatrice, au contraire. Depuis le début des années 90, des mouvements conservateurs très puissants ont essayé de faire croire que le porno gangrènait la société. Mais je rappelle qu’à l’été 1978, on projetait librement des films X. C’est impensable aujourd’hui. Le sexe a été banni de la sphère publique pour être relégué à la sphère privée. De ce fait, les médias ont aujourd’hui une autocensure puissante. Par exemple, dans l’émission Cocoricocoboy qui était diffusée dans les années 90 sur TF1, le samedi soir juste avant les JT, il y avait une fille qui faisait un strip-tease devant la France entière et ça ne choquait personne. Pareil pour les pubs de Séguéla, comme « Demain, j’enlève le bas » : aujourd’hui, ce n’est plus diffusable. »