L’Organisation des Nations Unies est composée d’une majorité d’Etats non démocratiques. Pour des raisons tant tactiques qu’idéologiques, plusieurs d’entre eux paralysent le bon fonctionnement de cette institution. Mus par un instinct de survie, les dirigeants de ces pays s’opposent à toute politique qui pourrait se traduire par un changement significatif dans une région considérée. C’est faire preuve de candeur que de penser que les Etats qui, dans le cadre de leurs frontières, refusent aux femmes les principes d’égalité, puissent apporter une quelconque pierre à l’édifice du bien-être universel.

Une organisation internationale qui veut efficacement œuvrer pour la paix dans le monde se doit, du moins au niveau des ses organes exécutifs, de n’accepter pour membres que les seuls Etats démocratiques. S’il est souhaitable de conserver un cénacle où se retrouvent l’ensemble des nations que compte notre planète – l’Assemblée générale pourrait être ce lieu –, il est par contre inadmissible que, comme cela fut le cas, la Syrie préside le Conseil de sécurité et que la Libye dirige la Commission des droits de l’homme.

L’erreur de jugement commise depuis la fin de la dernière guerre mondiale consiste à penser que la paix est un préalable indispensable à la démocratie et à une économie florissante. C’est l’inverse qui est vrai. Nous le voyons actuellement au Moyen-Orient : après cinquante années de conflits ininterrompus, une recomposition du paysage est en cours. Depuis l’intervention des forces coalisées en Afghanistan et en Irak, un espoir se dessine sur cette terre de violence et de passions.

http://www.atlantis.org/