TETE

Payer est un moyen de sceller une transaction commerciale. Cela représente une perte d’argent qui peut en faire réfléchir plus d’un. Dans ce sens, il apparait donc logique de dire que le fait de procéder à un paiement est un premier frein pour profiter d’un bien ou d’un service. Une jeune start-up française a décidé de s’appuyer sur un procédé complètement différent qu’elle appelle « gratuité inversée ».

Qu’est-ce que c’est ?

La gratuité inversée consiste à ne payer que pour des choses qui n’ont pas été faites. Ce concept pourrait être assimilé à une punition, un dédommagement. La jeune pousse SynestasiA nous en donne un exemple très concret et prometteur. Elle propose en effet aux utilisateurs d’accéder de façon gratuite à sa plateforme d’apprentissage de langues étrangères. Les inscrits bénéficient donc d’un accès illimité aux ressources pédagogiques et cours à leurs dispositions sans dépenser un seul kopeck. En contrepartie, les utilisateurs s’engagent à se connecter sur la plateforme au moins 7 minutes consécutives par jour, ce qui les « forcent » à adopter une méthode de travail régulière, propice à une assimilation durable des langues. Il s’agit donc d’une sorte de contrat. Si celui-ci n’est pas respecté, l’utilisateur se voit dans l’obligation de payer 1 euro par jour où il ne s’est pas ou pas suffisamment longtemps connecté.

Un concept gagnant

Proposer la gratuité attire d’avantage de clients potentiels sans pour autant leur proposer un service bas de gamme. La start-up peut de toute façon compter sur le manque d’assiduité d’une part de ses utilisateurs, ce qui lui permettra forcément de réaliser quelques bénéfices.