Le Climate Finance Day avait lieu hier à Paris. Cette initiative est née en France en 2015, à l’occasion de la COP 21 de Paris. Les acteurs de la finance se retrouvent au Palais de la Bourse.

L’idée, c’est que la communauté financière se mobilise contre le changement climatique. Il y a de beaux discours de prestigieux invités politiques, économiques, institutionnels. Pourquoi ? Parce que les banques ont encore une « empreinte carbone colossale », selon une étude publiée par Oxfam et les Amis de la Terre. Comment ? Et bien elles orientent encore 70% de leurs financements vers des énergies fossiles, ces énergies qui sont responsables de 80% des émissions de CO2 et avec ça, l’empreinte des banques françaises à elles seule représente plus de quatre fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière.

Le lobby bancaire a tenu à contester cette étude dans un Manifeste pour le climat, soutenant que « les banques françaises étaient au service d’une économie bas carbone, écologique et inclusive. »

Du côté institutionnel, avec la Banque Européenne d’Investissement qui avait annoncé, on ressent une volonté de faire bouger les choses. Il y a peu qu’elle a annoncé qu’elle cesserait tout investissement dans les énergies fossiles. En plus de cela, elle va mobiliser 1000 milliards d’euros d’ici 2030 en « faveur du climat et de la durabilité environnementale ».

Bien mais pas encore suffisant. Au-delà des prises de position, il faut que le verdissement ne soit pas qu’un mot, il faut que les investisseurs soient convaincus par la finance verte et que les épargnants s’engouffrent dans ce secteur. Il faut donner à cette finance verte des repères