Le Président roumain a débattu mardi de l’avenir de l’Europe avec les députés et le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

« Je plaide avec fermeté pour l’unité, la cohésion, la solidarité et pour une voix européenne commune », a déclaré le Président roumain à quelques mois de la passation de la présidence tournante du Conseil de l’UE à son pays, et 11 ans après son adhésion à l’Union européenne.

Il a rappelé les nombreux défis auxquels l’UE avait dû faire face récemment, dont la crise financière et migratoire, et qui ont mis à l’épreuve l’unité des Européens. Cependant, a-t-il souligné, cette période difficile nous a amenés à « un constat positif: il y a un élément qui nous unit, c’est l’identité fondée sur les valeurs communes ». Des réalités nouvelles appellent à des changements, a-t-il déclaré, tout en rejetant « la remise en cause des valeurs sur lesquelles l’Union a été bâtie ».

Il a évoqué le débat en cours sur le modèle de la construction européenne. « L’Europe à plusieurs vitesses ou une Europe de cercles concentriques n’est pas une option », a-t-il affirmé.

« Les citoyens européens ont besoin de résultats tangibles et de bonnes nouvelles sur la sécurité, la paix et la prospérité », a expliqué M. Iohannis. Il a aussi souligné le rôle de la cohésion pour le projet européen. « Elle n’est pas seulement l’ambition de nouveaux États membres, elle est aussi une nécessité pour les membres plus anciens de l’UE ».

Par ailleurs, il a précisé que l’adhésion à l’espace Schengen restait une priorité pour la Roumanie. Il a aussi fait part de l’intention de son pays de rejoindre la zone euro « dès que possible, quand les conditions préalables seront remplies ».

« Le corolaire d’une Union forte et en sécurité doit être une Union élargie », a dit Klaus Iohannis. « Nous ne pourrons pas jouer un rôle important au niveau international si nous n’arrivons pas à influencer notre voisinage de manière significative ».