Toutes les autorités de la ville d »Aubagne étaient présentes dans le cadre de la journée nationale  de la Déportation à Aubagne.

Le bannissement semble avoir été une peine fréquente dans différentes civilisations ou systèmes tribaux, mais il laissait généralement à l’individu banni du choix de sa destination, alors que la déportation se fait souvent vers un milieu hostile, le déporté étant généralement aussi un prisonnier. La déportation politique en était la forme la plus arbitraire1.

Dans l’Empire romain, le déporté perdait les droits de cité et ses droits de famille1. Après la conquête de la Gaule, Jules César fait déporter de nombreux Gaulois2. Cette pratique fut souvent employée sous l’Empire romain (Suétone évoque 40 000 Sicambres déportés; déportation des Carpes, sous la Tétrarchie, etc.), parfois en association avec la constitution de troupes auxiliaires. Voir aussi lètes.

En Russie, elle a été un temps substituée à la peine de mort (abolie en 1741, sauf de rares exceptions, sous le règne d’Élisabeth Ire)1, avant de devenir un moyen massif de peupler la Sibérie et l’Asie centrale à l’époque soviétique.

La déportation a longtemps été utilisée par l’Empire britannique pour peupler ses colonies lointaines, avec comme lieu de destination par exemple Botany Bay

La déportation est l’action d’obliger quelqu’un, le plus souvent un groupe de personnes, de quitter son habitat (territoire ou pays), soit pour l’obliger à s’installer ailleurs (déplacement forcé, regroupement forcé ou « purification ethnique »), soit pour le détenir dans des camps (travail forcé).

Dans certains cas précis, tels le génocide des Arméniens, des Acadiens, des Juifs ou des Tsiganes, la déportation a pour objectif la destruction physique du peuple ou du groupe qui en est victime