Quel est l’évènement qui vous a le plus marqué pendant votre Grande Maîtrise ?

La GLNF a connu, il y a 6 ans, une crise qui avait entrainé une perte de reconnaissance de la part de nombreuses Grandes Loges étrangères et en particulier des Grandes Loges britanniques. Nous avons retrouvé toutes ces reconnaissances.

En 2014, les Grandes Loges d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande sont venues assister à notre Tenue Annuelle de Grande Loge. Leur entrée a été un grand moment d’émotion.

Qui va vous succéder ? Comment votre successeur sera-t-il désigné ?

Je puis seulement évoquer celui que je considère comme étant le mieux placé, par sa connaissance des relations internationales, des rouages de notre maison, sa disponibilité et son exceptionnelle capacité de travail.

Selon l’usage, je l’ai désigné en qualité de Député Grand Maître lors de ma dernière installation.
Il peut, évidemment, y avoir d’autres candidats. Le futur Grand Maître sera désigné selon le processus démocratique prévu par notre Règlement Général : Proposition d’un candidat par le Souverain Grand Comité puis ratification en Tenue de Grande Loge.

Quel est l’avenir de la GLNF ?

L’avenir de la GLNF est prometteur. Il nous faut rester tout simplement fidèles à nos principes fondateurs et à nos règles qui en font une Ecole de spiritualité et non pas une Ecole de pensée. C’est aujourd’hui une chance extraordinaire, dans une société vouée au matérialisme, à l’égoïsme, à la méchanceté, de pouvoir accéder à ce milieu de sérénité et de fraternité.

Quel bilan sur les effectifs ?

Nous sommes aujourd’hui plus de 29 000 Frères.Le nombre, en tant que tel, n’est pas véritablement un objectif, car c’est la qualité des
profanes que nous accueillons qui est essentielle.Il convient cependant de nuancer cette affirmation. Le nombre de Frères est un
élément qui concourt au rayonnement de la GLNF sur le plan international.En outre, l’obligation d’initier relève de notre devoir de transmission et constitue un élément déterminant de l’équilibre et de la vie des Loges.Il me parait également nécessaire de nous pencher sur les départs et les motifs de démission : difficultés économiques, mobilité professionnelle ou déception au regard d’une attente ?

Vous insistez sur l’importance de la formation. Qu’en est-il aujourd’hui à la GLNF ?

Il faut distinguer la formation, au sens strict du terme, qui recouvre notamment l’histoire et l’instruction qui s’attache à une meilleure connaissance des rituels et de leur pratique. Dans ces deux domaines, la primauté du rôle des Loges, des Vénérables Maîtres et des Surveillants doit être rappelée mais la Grande Loge doit être au service des Loges et leur proposer des documents de recherche, des conférences et des outils.

Je suis très satisfait du travail accompli depuis 5 ans par des Frères remarquables,notamment le Grand Orateur, toute l’équipe de Gérard ICART, les responsables des Loges Nationales d’Instruction, le Vénérable Maître de la Loge de Recherche Villard de Honnecourt, Bruno PINCHARD, et tous ceux qui concourent à l’édition des multiples ouvrages qui ont vu le jour : le beau livre du Centenaire en 2013, le livre du Tricentenaire de la Franc-maçonnerie cette année, tous les ouvrages de la collection « Transmettre », les cahiers de Villard…

Comment fonctionne la Fondation pour la Promotion de l’Homme ?

La Fondation est une personne morale distincte de l’association GLNF. Elle est totalement indépendante, juridiquement. Toutefois, la Fondation est animée par des Frères de la GLNF, exclusivement par des bénévoles. Elle n’a donc aucun frais de fonctionnement (salaires, loyers, etc…).
Cela nous distingue de nombreuses associations caritatives où une partie parfois importante des dons est absorbée par les frais de fonctionnement.

Dans notre Fondation, 1 € donné est reversé aux bénéficiaires de nos actions humanitaires.

Quelles sont précisément les actions de la Fondation ?

Elles sont dirigées vers des personnes qui ne sont pas francs-maçons. Le Conseil d’Administration de la Fondation a décidé de privilégier des actions au profit de l’enfance malheureuse, l’enfant malade, l’enfant aveugle, l’enfant défavorisé. Il existe également un fonds d’urgence pour les catastrophes naturelles.

Toutes les actions en cours sont décrites sur le site de la Fondation. On y trouve également les avantages fiscaux réservés aux donateurs. Il suffit de rechercher sur Google « Fondation pour la promotion de l’Homme ».

Comment développer la Fondation ?

Tous les Frères qui en ont la possibilité devraient s’engager dans ce domaine. Un prélèvement mensuel de 10 ou 20 € (qui coûte en réalité 3,50 € ou 7 €) permettrait à la Fondation de développer considérablement ses actions. Des profanes pourraient également être intéressés par la nature de nos interventions et surtout par le fait que nous ne supportons aucun frais de fonctionnement.

Il nous faut impérativement mieux faire connaître notre Fondation.