Le candidat de la liste UDI-Modem-Divers droites pour les élections départementales (Canton 17 – Montpellier 3), Thierry Tsagalos, nous fait part de ses intentions. Cet entrepreneur de 37 ans, ancien militant de l’UMP, voudrait  du changement … maintenant 

 

  1. Quels arguments avanceriez-vous pour inciter les électeurs à aller voter aux cantonales ?

Les cantonales sont une bonne interface pour les électeurs qui auront à choisir des équipes nouvelles et établir un changement par rapport à ce que l’on a pu voir dans l’Hérault. C’est aussi un moyen pour eux de pouvoir sanctionner le gouvernement actuel. C’est donc une occasion à saisir et à travers ma candidature et celle de mon équipe, on veut en même temps une équipe totalement nouvelle, non professionnelle de la politique. On sera à l’écoute des habitants.

Se mobiliser pour ces élections est le seul moyen de pouvoir changer les choses et de pouvoir proposer de nouvelles équipes.

  1. C’est la raison pour laquelle vous écriviez vouloir changer de logiciel politique, sur votre compte Facebook  (lien vers https://www.facebook.com/ThierryTsagalos) ?

 

Oui, je pense qu’il faut changer de logiciel politique parce que jusqu’à maintenant, on a à faire à des professionnels de la politique qui cumulent différents mandats et qui sont focalisés sur leur réélection. Et lorsqu’ils sont dans l’exercice de leur pouvoir, ils sont plus concentrés à récompenser leur clientèle électorale. Nous voulons changer cela et arriver notamment à réduire les dépenses publiques, à mieux gérer le budget du département. Nous sommes sur un taux d’imposition qui est de 10% plus élevé que la moyenne nationale. On peut gérer les choses autrement notamment en aidant les personnes qui sont au RSA, par exemple, au travers d’associations qui luttent contre l’illettrisme, en les coachant, en leur donnant confiance en eux. On aimerait faire de Pierre Vives {ndlr la Cité des savoirs et du sport pour tous, dépendant du Conseil général de l’Hérault} une antenne de création d’entreprise avec des conseils, du coaching et un espace de travail pour les jeunes créateurs. Juste à côté, on a une zone qui s’appelle la Paillade où il y a plus de 50.000 habitants avec plus de 40% de chômage. Je pense que ce bâtiment qui a coûté 160 millions d’Euros soit utilisé au moins en partie à l’aide à la création d’entreprises et d’emplois, sur le département et dans ces quartiers. On veut lancer de vraies mesures d’incitation pour les jeunes créateurs d’entreprises.

  1. Vous évoquez la promotion de l’entreprise. Le Président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, propose le retour aux 39 heures sans hausse de salaire. D’autres candidats parlent de nettoyer le code du travail, comme le Président de l’UMP Nicolas Sarkozy, et de ne laisser que les droits fondamentaux aux salariés et laisser le reste à la négociation en entreprise. Quelle est votre ligne à ce sujet ?  

Ma ligne sur le sujet, notamment sur le nombre d’heures, est qu’il faut qu’elles soient négociées entre les syndicats de salariés et les syndicats patronaux, sans que l’Etat fixe un quota d’heures obligatoire. Je m’explique : aujourd’hui, des personnes travaillent moins de 35h, dans les usines où c’est très dur. Il y a déjà eu des négociations dans la pétrochimie, par exemple, où certains font moins d’heures. Les serveurs du secteur de la restauration peuvent aussi avoir besoin de faire plus d’heures que les 35h.

Pour le code du travail, je pense aussi qu’il faut une simplification notamment pour les petits entrepreneurs qui n’ont pas les moyens d’avoir un service juridique ou une direction des ressources humaines. Ils n’osent donc pas embaucher de peur de ne pas maîtriser l’outil juridique.

En Suisse, par exemple, le code du travail est simplifié. Le taux de chômage est de 3%. La population active est bien payée et le taux d’industrialisation est le double de celui de la France.

  1. Votez pour le Front national au 1er tour, c’est faire le jeu du FN-PS selon l’expression de Nicolas Sarkozy. Est-ce que vous reprendriez cette formule ?

Je crois que malheureusement les politiques actuels ont fait pour certains le lit du Front national par stratégie. On voit très bien qu’à chaque fois qu’un  gouvernement est socialiste, le Front national est instrumentalisé. Lutter contre le FN en tant que tel n’a pas de sens. Aujourd’hui, il faut proposer un projet aux Français. Il faut réduire les dépenses publiques, lutter contre la corruption, faire du vrai social. Je suis, par exemple, pour que les logements sociaux aillent aux 40% des gens les plus pauvres et non pas aux 80% de la population. Je pense que si toutes ces règles sont appliquées : c’est-à-dire que le politique fasse son travail en seulement deux mandats et ensuite revienne dans la société civile que ce soit dans la sphère privée ou publique, alors à ce moment-là les gens n’auront plus besoin de voter FN pour mettre un coup de pied dans la fourmilière.

  1. Est-ce que ce jeu n’est pas la conséquence d’un manque flagrant de programme ?

Les autres partis manquent de programme et tant pis pour eux. À l’UDI-Modem-Divers droite, nous avons un vrai programme. On a évoqué avec vous un certain nombre d’idées. Ce genre de rassemblement de listes citoyennes avec les différents courants de droite et du centre est de nature à pouvoir proposer quelque chose qui peut satisfaire la population.

  1. Si vous passez le premier tour, pensez-vous à une alliance possible avec d’autres partis de droite ?

Pour ma part, je travaille pour être au second tour. Je ne m’imagine pas de ne pas y être. Il est vrai, en revanche, que l’UDI a des accords avec l’UMP. On verra si l’UMP est au second tour. Et autant, nous serons au second tour et l’UMP nous soutiendra.

  1. Vous ne pensez donc pas que l’UDI est un supplétif de l’UMP ?

Non, ma liste le prouve puisque l’on propose une liste ambitieuse avec des idées qui ne sont pas proposées par les autres. Nous avons des chances d’être au second tour. On espère avoir le soutien de l’UMP au second tour.

G.B.