Qu’est-ce qui vous démarque d’Anne Brissaud et de Joseph Francis qui prétendent à l’investiture UDI pour les municipales de 2014 à Montpellier ?

Sur un certain nombre de sujets je suis pragmatique. Les querelles politiques ne m’intéressent pas. Aujourd’hui, ce qui m’intéresse, c’est l’avenir des Montpelliérains. Des projets peuvent être portés par la gauche, par l’UMP ou par d’autres partis. Si ces projets sont bons, il ne faut pas s’y opposer inutilement. Par contre pour d’autres sujets importants, comme la liberté de la presse notamment qui a souvent été bousculée, je pense qu’il est temps d’agir. Il y aussi des problèmes de connivences économiques et politiques notamment au niveau de la question de l’eau puisqu’aujourd’hui l’entreprise qui répare les fuites est la même que celle qui vous les facture. Il faut dans ce domaine éviter tout conflit d’intérêt.

Montpelliérain depuis près de 20 ans, quels changements avez-vous vus dans la ville ?

Tout n’est pas forcément négatif, contrairement à ce que l’on entend partout. J’ai quand même vu de grands équipements et projets structurants. Par contre j’ai vu aussi se paupériser certains endroits avec des populations qui grandissent dans des quartiers où le chômage est très présent, comme La Paillade, Le Petit Bar ou Les Cévennes. Il y a eu une augmentation du chômage, de la précarité et du nombre de personnes qui sont dans les critères de pauvreté, 23 % dans le département. A Montpellier, le taux de chômage est de 14 %, donc supérieur à la moyenne nationale.

Quelles sont vos propositions pour diminuer le taux de chômage ?

En matière de chômage, il faut avoir une action de baisse de fiscalité envers les entrepreneurs. Cela signifie une baisse notamment de la CFE, sachant que pour la mairie de Montpellier on parle in fine de la métropole, puisque le maire de Montpellier sera aussi le maire de la métropole. D’autre part les commerçants ont vu leur droit des terrasses passer de 44 euros à 107 euros, voire 140 euros du mètre carré. En temps de crise, c’est inadmissible. Pour arriver à faire baisser le chômage, il faut augmenter les zones franches dans les quartiers défavorisés. Les pépinières d’entreprises qui ont été réalisées sont une chose positive mais je souhaite un agrandissement de ces parcs avec l’introduction de capitaux privés afin de pouvoir proposer davantage de liberté à ces pépinières et aux entrepreneurs qui sont souvent sous la coupe des réseaux locaux et des politiques. Il faut favoriser par exemple l’implantation de grandes entreprises de logistique qui permettrait aussi de développer l’implantation d’une multitude de petites entreprises.

Que pensez-vous du sentiment d’insécurité parfois évoqué par les Montpelliérains.

Je ne crois pas qu’il soit parfois évoqué, mais malheureusement assez souvent, notamment par les populations les plus fragiles, les femmes, les personnes âgées et les jeunes. Toutes les personnes aujourd’hui qui prennent le tram ont pu s’apercevoir des incivilités que l’on peut rencontrer chaque jour. Il faut augmenter les moyens de la police municipale en développant la vidéosurveillance.

Vous êtes responsable départemental du Parti libéral démocrate. Allez-vous proposer un programme très libéral dans tous les domaines ?

Il y a un aspect sur lequel je me différencie un peu : en matière de grands équipement en cours, le pragmatisme doit l’emporter, notamment sur les projets de doublement d’autoroute. Je suis favorable à ces projets qui sont financés par le privé avec également des capitaux publics. Il faut aussi mettre le paquet pour finir la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan. Elle a déjà été financée par les collectivités locales au regard du contournement de Nîmes et la ligne a déjà été construite entre Barcelone et Perpignan. Il est donc dommage de ne pas finir ce tronçon. Sur cet aspect je suis donc un peu moins libéral, mais sur tous les autres aspects je me place sur un terrain libéral.

Comment est perçue selon vous l’étiquette politique libérale ?

L’étiquette libérale est revendiquée par de plus en plus de personnes. On entend à tort le terme de social libéral pour François Hollande, le PRG est également social libéral, l’UMP revendique un certain libéralisme. Quand on explique le libéralisme, il n’est pas mal vu. Je veux rassembler et proposer un projet avec un libéralisme de 1789 où on supprime les privilèges.