Membre du Parti radical, l’ex-candidate dans l a 2e circonscription de l’Hérault espère remporter l’investiture UDI pour les municipales à Montpellier.

 

Après plus de trente ans de gouvernance socialiste à la mairie de Montpellier, pensez-vous que la ville puisse basculer à droite lors des prochaines municipales ?

Je ne vois pas les choses comme cela. Il faut se donner les moyens de la victoire. Il faut écouter les Montpelliérains, comprendre leurs attentes et les mettre au centre de notre projet pour Montpellier.

Quelles sont les attentes des Montpelliérains ?

Sur le terrain on se rend compte que les Montpelliérains en ont ras le bol de la situation, de 35 ans d’échecs. Ce ne sont pas les méthodes des socialistes qui vont régler les choses sur les questions de l’emploi et de l’économie locale. La qualité de vie à Montpellier est en baisse car la ville rencontre des problèmes de propreté, d’insécurité et de circulation.

Que proposez-vous pour le problème du chômage ?

Tous les moyens de la commune doivent être mis au service de la lutte contre le chômage qui est à 18 %. Ce que je propose c’est un plan Marshall pour l’activité. Je veux rassembler tous les moyens dans les domaines de la culture, de l’économie, du social, du développement durable. Tous les domaines de compétences doivent être mobilisés pour faciliter le développement de l’activité locale. Le rôle des élus est d’appuyer les projets de création d’activité et d’emploi. Il faut également faire appel à des externalités. Il faut pouvoir proposer aux Montpelliérains des emplois. Je ne veux pas faire de Montpellier une ville dortoir. Il faut favoriser l’activité tout d’abord en éliminant les embouteillages. Les problèmes de circulation sont tels que l’on peut mettre plus d’une heure pour traverser Montpellier.

Quels sont les secteurs qui pourraient être particulièrement générateurs d’emploi ?

Il faut aider toutes les PME-PMI, quel que soit leur secteur d’activité. Il faut voir le potentiel de chacune. La région et l’agglomération s’enorgueillissent du nombre d’auto-entrepreneurs déclarés à Montpellier et dans le département. On voudrait faire passer les auto-entrepreneurs au statut de SARL afin qu’ils développent leur activité, mais très peu ont les moyens de changer de statut. Monter une activité demande de la volonté et il faut soutenir ces initiatives de manière efficace.

Vous n’avez pas encore exercé des responsabilités politiques locales. Est-ce un handicap ?

Il faut un début à tout. Les gens veulent que l’on s’occupe d’eux, ils en ont assez d’être pris pour des idiots. Je suis chercheur en psychosociologie et je replace l’être humain au centre de ce que je fais. Cela fait quinze ans que je travaille avec des hommes politiques. J’ai travaillé en cabinet ministériel, à l’Assemblée nationale : je connais bien les institutions, c’est ce qui me distingue des autres candidats.

Pensez-vous être bien placée pour remporter l’investiture UDI face à vos deux concurrents ?

Pour la désignation des chefs de file de l’UDI, le choix est fait par le national pour les villes de plus de 9 000 habitants en fonction d’enjeux nationaux. Lors de la campagne législative, j’ai été pendant onze mois sur le terrain auprès des Montpelliérains. Je suis aujourd’hui dans la continuité de cette campagne à l’écoute des problématiques de terrain. Je veux replacer les Montpelliérains au centre du projet municipal.

Quelles sont vos affinités avec le Parti libéral démocrate, rallié à l’UDI ?

C’est un parti qui se veut libéral, mais à l’UDI, nous le sommes tous. Je suis du Parti radical valoisien qui est un parti de droite sociale écologiste et humaniste. Le PLD est plutôt un parti européen, ce qui est le cas du Parti radical.

Propos recueillis par Anne Dupin