De leurs luttes communes pour la démocratie parlementaire et la défense des droits civiques

fondamentaux, les libéraux scandinaves ont, dans leur ensemble, conservé une conception

partagée du libéralisme politique et social. Leurs manifestes passés et récents intègrent

immanquablement l’ensemble de valeurs des droits de l’homme, de respect des différences et

des minorités, de rejet de l’intolérance pour la promotion des libertés individuelles et de la

solidarité sociale. En cela, le corpus doctrinal du libéralisme nordique demeure, à l’instar des

principes défendus par la plupart de leurs cousins du reste de l’Europe, souvent général et non

spécifique (Kirchner, 1988)

 

Second point de convergence, les acteurs du libéralisme scandinave ont entrepris la conquête

 

de nouveaux espaces politiques et ont tenté, avec plus ou moins de vigueur et de réussite, de

 

compenser le perte de force de mobilisation de leurs thèmes traditionnels par l’absorption du

 

répertoire philosophique du post-matérialisme. En prolongement des idées fondatrices du