Le « tigre », Clémenceau, concluait en ces termes un discours resté fameux: « Politique intérieure, je fais la guerre, politique étrangère, je fais la guerre. Je fais toujours la guerre ».

M. Hollandelui aussi, prétend se consacrer à la guerre au chômage et au redressement comptes publics. Alors que diable ! Qu’il cesse « d’emm… les Français » (Pompidou) avec des réformes de société qui ne font que les diviser.

Que M. Hollande ne fait-il de même pour les deux objectifs qui préoccupent ses concitoyens, et comme Clémenceau « affirmer rien d’autre ne m’est permis que le désir ardent d’aider, dans la mesure de mes forces, mon pays à sortir de la situation où il se trouve ». N’est-ce pas ce que les 81 % de Français qui n’approuvent pas sa politique (dernier sondage) le supplient de faire ?

Non, M. Hollande et ses amis veulent d’abord changer la société française, et, en bons marxistes, commencer par l’école. Hypocritement, ils jugent après coup que la « théorie du genre » est une expression impropre. Mais nous avions tous compris que c’était une pierre de plus pour la construction d’une société sans classe (sauf pour leur « nomenclatura »), où le mérite n’est même pas une variable d’ajustement, une société culturellement nivelée, une nation sans passé, avide du métissage.

Il y a peu ces illuminés qui nous gouvernent, avaient accepté de ranger le rapport sur l’intégration qui avait déclenché l’ire d’une partie des Français. Tricherie encore, car ils sont incorrigibles, ils le ressortent aujourd’hui sous la forme d’une « feuille de route pour la refondation de la politique d’intégration » qui sera examinée mardi prochain par le gouvernement. « Elle vise notamment à déconstruire les stéréotypes à caractère raciste et à transmettre une culture de l’égalité et de respect de la pluralité dès le plus jeune âge sur le modèle des ABCD  de l’égalité relatifs aux stéréotypes de genre (sic!)». Encore le lavage de cerveau des enfants, à la place de l’enseignement de la langue française (notre langue) et du calcul.

M. Hollande, devenu semble-t-il plus clairvoyant que sa majorité absurde, caquetant et sectaire, devrait aussi comprendre qu’en l’élisant Président de la République Française, il est devenu comme Clémenceau, «le fils d’une vieille histoire qui sera continuée. Mon peuple a écrit, mon peuple a pensé, ce qu’il a fait.».

Ainsi, à défaut de consacrer chaque jour son énergie à notre redressement économique, il puiserait dans ce discours fait à la Chambre (8 mars 1918) la volonté de « continuer l’histoire de son peuple ». Mais pour notre grand malheur ce sont des notions étrangères aux idéologues, aux ayatollahs, aux enragés qui l’inspirent. Espérons que le temps leur manquera pour anéantir notre civilisation. Toutefois, sommes-nous assurés que les candidats à leur succession auront assez de courage pour revenir en arrière sur tout ? Leur silence lors des récentes manifestations de la société civile est de mauvais augure. Chacun de ces « candidats » craint le faux-pas qui handicaperait une carrière Le danger est pourtant suffisamment grand pour négliger cette dernière. Clémenceau a vu la sienne écourtée, mais lui au moins est resté dans l’histoire de France.

G.Levy