15 février 1794 : naissance du drapeau tricolore.  

Le décret de la Convention nationale remplace les drapeaux d’ordonnance hérités des régiments de l’Ancien Régime stipulant qu’il est « Formé des trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales posées verticalement. » Il a été dessiné par Jacques Louis David.   Dès 1790, les bâtiments de la Marine avaient déjà adopté les « trois couleurs de la liberté », dans cette même disposition verticale et non horizontale, afin d’éviter toute confusion avec les couleurs des navires hollandais. Mais « avant d’être drapeau, le tricolore fut cocarde. La Fayette, raconte dans ses Mémoires que, trois jours après la prise de la Bastille, il obligea Louis XVI se rendant à l’hôtel de ville de Paris, à porter la cocarde tricolore, le blanc représentant la monarchie, le bleu et le rouge, la ville de Paris, signe de « l’alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple ». Le succès de la cocarde tricolore, symbole du patriotisme, est alors assuré. »  

Quelques origines des couleurs : 

Le bleu : couleur du manteau de saint Martin (Il pourrait cependant être blanc !), des armes de Clovis, des branches cadettes de la famille royale puis de la famille royale au XIIème siècle. Pour certains, la couleur de la Seine et celle de la corporation médiévale des Nautes parisiens (armateurs). 

Le blanc : bannière de sainte Jeanne d’Arc, panache blanc d’Henri IV, symbole de la monarchie à partir du XVIème siècle. 

Le rouge : couleur de la coiffure des affranchis dans l’antiquité, de l’oriflamme de Saint Denis, de Louis VI, Louis XI, du bonnet phrygien de 1789. Pour certains, la couleur de la puissante corporation des bouchers parisiens. 

15 février 1918 : évasion de Roland Garros (Magdebourg – Allemagne).  

Le sous-lieutenant Garros est fait prisonnier par les Allemands le 18 avril 1915 lorsqu’il est obligé de se poser après un combat aérien au-dessus de la Belgique. Il tente à de nombreuses reprises de s’évader, mais n’y parvient que 3 ans plus tard en compagnie du lieutenant Anselme Marchal. L’un et l’autre se sont déguisés en officiers allemands pour franchir tranquillement la grille du camp. 

15 février 1942 : chute de Singapour.   

Les Japonais attaquent la Malaisie 30 minutes avant Pearl Harbour. Passant par la Thaïlande, la 25e Armée du général Yamashita conquiert en un peu plus d’un mois la Malaisie, repoussant les Britanniques et les troupes du Commonwealth vers Singapour. Alliant assauts blindés (200 chars), débarquements amphibies et attaques aériennes au sol et en mer, les Japonais aguerris par les combats en Chine (depuis 1937), culbutent les forces de l’Empire pourtant deux fois plus nombreuses mais mal équipées, disséminées sur le territoire et assez peu préparées au combat.  

Le général britannique Arthur Percival capitule à Singapour bien que les ordres de Churchill soient de se battre jusqu’au bout.   A la décharge de Percival, victime lui aussi d’une « étrange défaite », personne au Royaume Uni n’envisageait une victoire japonaise en Malaisie encore moins contre l’île de Singapour jugée inexpugnable.   Plus de 100 000 soldats de l’Empire sont faits prisonniers, près de 9000 sont tués.  Selon Churchill, la chute de Singapour est « le pire désastre et la plus grande capitulation de l’histoire britannique ». 
 
15 février 1944 : seconde bataille du Mont Cassin (Italie).  

La première bataille (17 janvier – 6 février) s’est soldée par un échec des alliés. Les Allemands verrouillent la ligne Gustave grâce à leur position dominante et ont reçu l’ordre d’Hitler de ne pas reculer au-delà. Les alliés pensent à tort que les parachutistes allemands sont barricadés dans l’abbaye et la bombardent. Le raid de 224 avions larguant 420 tonnes de bombes rase entièrement l’édifice.  Les Allemands mettent à profit les ruines pour se camoufler encore un peu mieux. L’attaque des troupes néo-zélandaises et britanniques échoue.  

15 février 1989 : fin du retrait soviétique d’Afghanistan.  

 Ce processus a débuté le 15 mai 1988 à la suite des accords de Genève du 15 avril signés entre l’URSS, l’Afghanistan, le Pakistan et les États-Unis. Durant cette phase de retrait, 100 000 soldats soviétiques quittent l’Afghanistan.