… L’on peut dire, en politique, ce que les médecins disent de la phtisie, que c’est un mal, dans les commencements, bien aisé à guérir et malaisé à connaître ; mais que si on lui laisse prendre racine sans s’appliquer à la traiter, elle devient dans la suite très aisée à connaître et très malaisée à guérir. Disons de même, dans la politique, que lorsqu’on prévoit les maux de loin, on les guérit aisément ; mais que pour les bien connaître il faut avoir bien de la pénétration et bien de la prudence ; qu’au contraire, si on les laisse croître jusqu’au point que chacun les connaisse, alors personne ne les peut guérir. »