Ce n’est qu’une demi-surprise. Alors que l’on pouvait attendre René Ndemezo’o Obiang, c’est finalement l’autre représentant de l’opposition au dialogue politique national, Pierre-Claver Maganga Moussavou, qui a été nommé lundi au poste de vice-président. Portrait.

Les Gabonais, à force de voir Ali Bongo Ondimba gouverner seul, en auraient presque oublié que le poste de vice-président a parfois rythmé la vie politique de leur pays. Supprimé en 2009, celui-ci vient pourtant de faire son retour, à la faveur d’un remaniement officialisé dans la soirée du 21 août, qui a vu Pierre-Claver Maganga Moussavou succéder à Didjob Divungi Di Ndinge (1997-2009), Léon Mébiame (1968-1975) ou un certain Omar Bongo Ondimba (1966-1967).

Simple fonction honorifique, destinée à récompenser la participation de l’intéressé au dialogue politique national ? Selon la Constitution, « le vice-président de la République supplée le président de la République dans les fonctions que celui-ci lui délègue ». Le nouvel occupant du poste, contacté par Jeune Afrique, « souhaite avant tout être un collaborateur loyal du président de la République », « avec doigté et détermination », précise-t-il. Mais, surtout, avec une dose de contorsion.

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Source : jeuneafrique, le 22 août 2017