Les faits
Mercredi 27 novembre, l’opération de nettoyage de la « racaille ajévienne » a connu une brusque accélération. En effet, ils sont, au bas mot, une vingtaine, parmi les têtes d’affiche de la pègre Fargeon « Laccruche » à avoir été transférés à la prison centrale de Libreville après un passage chez le juge.

Ike Ngouoni Aïla Oyouomi. De factotum attitré de Brice Fargeon « Laccruche », il va, à coup sûr, se muer en bouc-émissaire idéal dans l’affaire dite des « 12 anciens militaires français ». Pour avoir fait preuve d’une trop grande docilité à l’égard de celui qui, il est vrai, a contribué à sa fulgurante ascension sociale, Ike Ngouoni Aïla a bêtement endossé le costume du parfait coupable. Car, faut-il le rappeler, c’est lui qui, via son assistante Sandy Ntsame Obame, a organisé – sur les plans administratif et logistique – le séjour au Gabon, à la fin de l’année dernière, de 12 anciens membres des forces spéciales françaises. L’enquête du service des Contre-ingérences (B2) consécutivement à l’arrestation de Stephan Privat, a révélé plusieurs éléments : le groupe est entré au Gabon dans le plus grand secret et sur invitation du porte-parole de la présidence, Ike Ngouoni. Initialement, les militaires français devaient séjourner au Gabon de novembre 2018 à février 2019, le temps pour eux de se trouver des complicités au sein de la Garde républicaine (GR). Mais leur expédition a tourné à la déroute et les « affreux » sont repartis en catimini. C’est cette affaire qui a conduit à l’arrestation de Ike Ngouoni Aïla,  le 21 novembre dernier.  


Maître Carol Moussavou, avocate au barreau du Gabon a tenu à préciser à l’opinion publique, à travers un communiqué, que ses clients ne font l’objet d’aucun mandat de dépôt. In extenso ledit communiqué.   

Contrairement aux informations diffusées ou reprises dans certains médias ces dernières heures, je tiens à porter à la connaissance de l’opinion que mes clients M. Ike NGOUONI AILA OYOUOMI et Mme Sandy NTSAME OBAME n’ont pas été déférés au Parquet de la République le 27 novembre 2019, donc ne font l’objet d’aucun mandat de dépôt émis par la juridiction spécialisée. 

Fait à Libreville, le jeudi 28 novembre 2019 

Me Carol MOUSSAVOU, Avocate au Barreau de Libreville »

Source : Médiapart