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Vers 1 h jeudi matin, des soldats portant des bérets verts et membres de la garde présidentielle ont tiré des balles réelles lors d’une attaque contre le siège de la formation de M. Ping, blessant une vingtaine de personnes, selon un représentant électoral qui se trouvait sur place, Paul Marie Gondjout.

Le directeur de la campagne de M. Ping, René Ndemezo’o Obiang, rapporte la mort d’une personne. M. Ping n’était pas sur place.

Les forces de l’ordre ont ensuite encerclé l’édifice et arrêté une douzaine de membres du parti de l’opposition, l’Union nationale, qui se trouvaient à l’intérieur.

«Je sais qui a gagné et qui a perdu, a déclaré le président Ondimba à la presse locale. Qui a gagné? Un million huit cent mille Gabonais avec qui nous progresserons. Qui a perdu? Un petit groupe qui veut prendre le pouvoir pour utiliser le Gabon au lieu de le servir.»

Le ministre gabonais de la Communication Alain-Claude Bille By Nze a confirmé l’intervention de la garde présidentielle et évoqué un bilan d’un mort et 16 blessés. Il a affirmé que toutes les manifestations qui ont frappé la capitale avaient été organisées à cet endroit. Son collègue de l’Intérieur a fait état de 1200 arrestations et de trois morts à travers le pays, sans fournir plus de détails.