Le pays dépend largement de la manne pétrolière qui représente une part importante de son PIB et de ses recettes publiques, or le prix du baril est exceptionnellement bas depuis plusieurs années. L’impact sur l’économie du pays est fort et plusieurs entreprises ont licencié, voire fermé. Récemment, de nouveaux plans sociaux ont été lancés selon l’Organisation des employés du pétrole, l’ONEP, qui représente 5600 travailleurs du secteur. Elle ne cache pas son inquiétude et sa colère.

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Si le FMI s’est dit optimiste sur les mesures prises par le Gabon face à la crise du pétrole, l’Onep, elle, est bien plus alarmiste. D’après l’organisation, plus de 500 emplois seraient aujourd’hui menacés dans différentes entreprises comme Sodexo Gabon ou Spie OGS. S’ajoutent les tensions chez Maurel & Prom où la grève d’octobre pourrait reprendre.

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L’ONEP estime qu’après avoir été mise en pause le temps des élections, la crise sociale reprend de plus belle. L’organisation demande donc à l’Etat d’intervenir soit pour rembourser sa dette auprès de certaines sociétés, soit pour aider les salariés licenciés. « Les tensions se sont multipliées et l’Onep n’hésitera pas à entrer en grève dans toutes les entreprises qui initierait un projet de licenciement, assure Sylvain Mayabi Binet, secrétaire général adjoint de l’Onep… nous refusons que des travailleurs soient envoyés à la pauvreté… »

Le ministre de la Communication n’a pas minimisé la situation. Mais Alain-Claude Bilie Bi Nze attend que les entreprises saisissent le gouvernement. « Il y a de vraies difficultés aujourd’hui dans le secteur pétrolier. Nous tentons d’y faire face ! Nous attendons d’être officiellement saisis par les entreprises concernées pour regarder ce que prévoit la loi et comment protéger au mieux les travailleurs du secteur ».

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