La Cour constitutionnelle a validé dans la nuit de vendredi à samedi la réélection du président Bongo, 57 ans, en rejetant l’essentiel du recours de son rival, l’opposant Jean Ping. La Cour, tout en modifiant partiellement les résultats du scrutin du 27 août, a indiqué que Ali Bongo gardait une avance sur son rival, qui s’était proclamé élu après l’élection.

Bruno Ben Moubamba a été élevé au Gabon et scolarisé dans des institutions catholiques : petit séminaire Saint-Jean, collège Sainte-Marie et collège Bessieux. Né dans le quartier populaire de la Sorbonne-Gare routière, il a commencé son parcours scolaire à l’école primaire de la Sorbonne.

Après son baccalauréat à Libreville en 1987, il entreprend des études de philosophie et de communication à Bordeaux dans le sud-ouest de la France, avant de compléter son parcours académique par un doctorat en philosophie à Reims et un autre doctorat en sciences sociales et politiques à Paris. Il a de ce fait, achevé des études de troisième cycle en philosophie (université de Reims) et en sciences sociales – sciences politiques à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris.

Il a passé cinq années dans le sud de la France comme formateur et animateur social de jeunes à l’abbaye Saint-Étienne-d’Aubazine. En 1992, il effectua une mission humanitaire en Bosnie-Herzégovine alors plongée dans les horreurs de la guerre.

Il a également suivi une formation en management des ressources humaines au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Reims.

Dans sa première thèse de philosophie obtenue avec la mention « très honorable à l’unanimité du jury » à l’université de Reims, traitant du Concept de paix dans l’augustinisme, il se positionne clairement comme un ardent défenseur de la paix. Par cette recherche philosophique, il a été reconnu comme l’un des plus éminents disciples de saint Augustin[Par qui ?], le grand évêque et philosophe d’origine africaine, avec tout ce que cela comporte pour la résolution pacifique des problèmes du Gabon et de l’Afrique, dans le cadre d’un « nouveau partenariat entre l’Afrique et l’Europe », horizon entre autres de ses investigations politiques actuelles.

Dans le prolongement de ses travaux de philosophie, sa thèse de science politique, soutenue le 21 septembre 2012 à l’EHESS de Paris et également obtenue avec la mention « très honorable à l’unanimité du jury », traite de L’idée de permanence de l’être dans le problème théologico-politique. Cette recherche vise notamment à définir les fondements de la foi au moyen de la raison et à mettre en lumière les éléments rationnels communs aux grandes religions monothéistes permettant, par la tolérance, de pacifier les relations entre des communautés et les hommes souvent perturbés par le fondamentalisme.