Biarritz accueillera du 24 au 26 aout l’ex-G8, devenu G7, après l’exclusion incompréhensible de la Russie en 2014 en raison du conflit ukrainien. Il promet d’être l’un des plus tendus de ces dernières années. 

Dominé par une Amérique surpuissante, dont le Président tient ses promesses de campagne –  Make America Great Again et America First – ce G7 étalera les points de fixation découlant des impératifs impériaux de l’hôte de la Maison-Blanche. Trump a décidé d’abattre le régime iranien, ennemi juré d’Israël et concurrent de l’allié historique dans le Golfe, l’Arabie Saoudite et ses satellites émiratis. La Mollahrchie n’a donc plus le choix qu’entre composer où étouffer économiquement. 

Face au prédateur chinois qui pille le monde entier et surtout les Etats-Unis, Trump frappe fort, au grand dam de Wall Street, des élites démocrates comme républicaines, mais avec le soutien des « petits blancs » laminés par la désindustrialisation importée. Beijing devra céder même si le président américain lui laissera « sauver la face ». Du coup, l’Empire du Milieu redoublera ses efforts de conquête vers l’Europe non-défendue par une Commission impuissante ou complice.

La France qui a imprudemment pris l’initiative solitaire de taxer les GAFA, devra faire face à un Trump mécontent et décidé aux représailles. Quel paradoxe pour un président français qui ânonne des mantras (« unis au sein de l’UE, nous sommes plus forts ») que de s’attaquer seul au géant américain. Il est vrai que nous ne pouvions compter sur cette Allemagne avec qui nous formons parait-il un couple, car Berlin craint de voir Trump taxer ses grosses berlines.

Biarritz sera l’occasion pour Boris Johnson le Brexiter d’être publiquement adoubé par le maitre du monde, revigorant ainsi la special relationship, érodée par l’adhésion du Royaume-Uni à la CEE en 1973.

Face à ces grands enjeux géo-économico-stratégiques Emmanuel Macron a décidé de consacrer ce sommet à…. la lutte contre les inégalités !

Un vendeur de barbe à papa dans une arène boxe…      

 (1) Avec la contribution de Frédéric Amoudru, ancien cadre dirigeant d’une grande banque française