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AURÉLIEN VERON PRÉSIDENT DU PARTI LIBÉRAL DÉMOCRATE

 Le Parti libéral-démocrate (PLD) lancé 2008 par Aurélien Véron, actuellement membre du Bureau de Réforme et Modernité, joue  désormais dans la cour des grands avec des nombreux élus aux dernières municipales 2014De sensibilité de centre-droit, le Parti libéral démocrate souhaitait  reconstruire un pôle libéral en conservant une autonomie capable de rassembler l’électorat libéral en France face à l’UMP.

Mais désormais le véritable adversaire politique de PARTI LIBERAL DEMOCRATE est le Front National qui chaque jour n’arrête pas de diaboliser le mot libéral. Certain membre du Front national accuse même le gouvernement Valls de mener une politique Libérale  en France.

LE PROJET POLITIQUE  ET  ÉCONOMIQUE DU PARTI LIBÉRAL  DÉMOCRATE

Ce parti défend le libre-échange et la réduction massive de la dette et de la dépense publique, qu’il estime nuire aux citoyens. L’État et l’économie doivent être découplés : suppression des subventions, des niches, des monopoles, du soutien aux banques, des législations rigidifiant le système.

Il veut recentrer l’État sur ses fonctions régaliennes (Justice et Sécurité), abolir les corporatismes, mettre l’accent sur la protection des libertés élémentaires, garantir la liberté d’expression en limitant les attaques judiciaires possibles contre celle-ci, faire passer le traitement de la fonction publique sous droit commun pour supprimer l’inégalité entre le public et privé et faciliter les transitions entre les deux.

Ce parti propose également des réformes dans le secteur de l’enseignement (instauration d’un chèque scolaire pour renforcer l’égalité devant l’éducation), du marché du travail comme la simplification du Code du travail, des administrations publiques (dont réforme de l’État) ainsi que des assurances sociales qu’il souhaite ouvrir à la concurrence en reversant aux salariés leur salaire complet (sans prélèvement obligatoire)

MARINE LE PEN PRÉSIDENT DU FRONT NATIONAL

LE PROJET POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE DU FRONT NATIONAL

Le programme économique du Front national s’est déporté sur la gauche pour favoriser une approche beaucoup plus antimondialiste et étatiste du protectionnisme social. Par cette évolution, le Front national souhaite adopter une position plus classique et crédible et répondre plus directement aux inquiétudes économiques des classes populaires. Le sociologue Sylvain Crépon fait cependant remonter ce tournant plus avant, aux années 1990 et à la thématique « ni droite ni gauche… Français » : il s’agirait, selon cet auteur, d’un renouement avec les fondements de la doctrine de l’extrême droite des années 1930, incarnée alors en partie par le Parti populaire français de Jacques Doriot.

Alors que Jean-Marie Le Pen défendait un programme issu du poujadisme de défense des classes moyennes et des artisans opposés à l’État, Marine Le Pen, dans le contexte de mondialisation a « gauchi » le discours libéral de son père, proposant notamment une augmention de 200 euros pour les rémunérations en dessous de 1,4 SMIC ou encore le maintien de la retraite à 60 ans, s’adressant par ce biais à la France des « petits », victimes, selon elle, de l’ultralibéralisme et de l’Europe. Concurrençant le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, elle projette de prélever 15 % des profits des 50 plus grands groupes économiques, une taxe de 33 % sur les délocalisations et la nationalisation temporaire des banques.

Le politologue Christophe de Voogd, professeur à l’IEP de Paris note que le discours économique de Marine Le Pen a permis l’« attraction », sinon l’« hégémonie » du FN sur les ouvriers, les jeunes sans emploi, les retraités modestes ainsi que les agents publics paupérisés. Il relève ainsi un double phénomène depuis plusieurs années : « le passage des thèmes étatistes et égalitaristes de la gauche radicale au Front national, en même temps que celui-ci radicalisait son anti-européisme, jusqu’à prôner une sortie non seulement de l’euro mais, dans les faits, de l’Union »

Début 2013, Marine Le Pen entame une série de déplacements à travers la France : conçu par le Front national comme une « campagne de proximité » pour aller à la rencontre des « invisibles » et des « gens normaux » des zones rurales et urbaines, ce « tour de France des oubliés » vise à renforcer l’implantation locale du parti et à préparer les élections municipales françaises de 2014.

Le Front national annonce en octobre 2012 la constitution de listes « Bleu Marine » – listes d’union dans le cadre du Rassemblement bleu Marine dans plusieurs villes ; plusieurs centaines de têtes de listes FN et/ou RBM sont d’ores et déjà investies par la commission nationale d’investiture du mouvement :

  • Paris : La tête de liste FN à Paris pour les élections municipales de 2014 est Wallerand de Saint-Just, conseiller régional et trésorier du FN. Il est investi le 1er décembre 2012.
  • Marseille : La tête de liste FN à Marseille pour les élections municipales de 2014 est Stéphane Ravier, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur et membre du bureau politique du Front national.
  • Lyon : Pressenti comme tête de liste FN aux élections municipales de 2014 à Lyon depuis l’hiver 2011, Christophe Boudot, secrétaire départemental du mouvement dans le Rhône, confirme sa candidature le 16 mars 2013 sur le site Lyon capitale. Quelques semaines plus tôt, la fédération FN du Rhône met en place un site se voulant le « Cahier de doléances virtuel des Lyonnais, Les Lyonnais parlent aux Lyonnais », voulant recueillir l’avis des habitants de Lyon sur le bilan du maire sortant, le socialiste Gérard Collomb.