Il se cantonne à un répertoire de tradition. Pour le style il s’inspire de celui de David des années 1780. Il se distingua par la sévérité du style, la pureté du dessin et la richesse de la couleur.

En 1824, à la mort de la comtesse d’Albany, il s’installe à Montpellier, sa ville natale, et offre à la ville ses collections de peintures et de livres à la condition qu’elles soient le point de départ d’un musée, l’actuel musée Fabre, et qu’il puisse habiter ce musée. Le maire de l’époque, Ange Jean Michel Bonaventure de Dax d’Axat, premier président de la Société des beaux-arts, accepte la donation en janvier 1825 et après une délibération spécifique du conseil municipal le projet de musée validé2. Après trois années d’importants travaux financés par la municipalité et confiés aux deux architectes de la ville de Montpellier, MM. Fovis et Boué, le musée ouvre ses portes en 1828 dans l’hôtel de Massilian, situé à l’est de l’Écusson, le centre historique de Montpellier, donnant sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. François-Xavier Fabre est fait baron à la même époque par lettres patentes du roi Charles X et Officier de la Légion d’honneur. Il entre ensuite au conseil municipal. Il sera jusqu’à sa mort directeur du musée et de l’école des Beaux-Arts de la ville.

Les changements en art (le romantisme) et en politique (la révolution de 1830) le déçoivent. À sa mort en 1837, il lègue à la ville l’ensemble de ses collections avec la condition que le marquis de Nattes en soit directeur. Plus d’un millier de tableaux, dessins, gravures, objets d’art viendront ainsi enrichir le jeune musée de Montpellier.

François-Xavier Fabre, né le 1er avril 1766 et mort le 16 mars 1837 à Montpellier en France, baron en 18281, était un peintre d’histoire, paysagiste et graveur français du mouvement artistique classique.