La population des ménages surendettés demeure caractérisée par la prédominance de personnes vivant seules – célibataires, séparés, divorcés ou veufs (66,1 %) et n’ayant pas de personne à charge (53,9 %). La classe d’âge des « 45-54 ans » est la plus représentée (26,8 %), et la tranche d’âge des « 65 ans et plus » représente une part de 9,1 %.

Concernant le logement, l’enquête 2016 confirme la présence majoritaire de personnes locataires (76,3 %). La part des propriétaires accédants s’établit à 8,3 % en 2016 (6,1 % en 2011) et la part des propriétaires ayant achevé de payer leur crédit reste stable (3,1 %).

Le niveau de ressources des personnes surendettées demeure faible, ce qui affecte les capacités de remboursement. Ainsi, plus d’un dossier sur deux (52,1 % en 2016, soit un niveau quasiment stable par rapport à 2011) demeure caractérisé par une absence de capacité de remboursement. Globalement, 80,8 % des nouvelles situations de surendettement se caractérisent par des capacités de remboursement modestes ou inexistantes (inférieures à 450 euros).

 

Au regard de l’emploi, il ressort qu’en 2016, 28,7 % des surendettés sont au chômage (25,6 % en 2011) ; 12,4 % n’ont pas de profession (11,7 % en 2011) et 10,1 % se trouvent sans activité (invalidité, congé maladie de longue durée, congé parental), comme en 2011. D’un point de vue socioprofessionnel, les employés et les ouvriers sont représentés respectivement à hauteur de 33,9 % et 23,6 % parmi les personnes surendettées.

Concernant les revenus, la part de la tranche de revenus strictement inférieurs au RSA pour un couple sans enfant augmente, passant de 10,6 % en 2011 à 14 % en 2016. L’enquête révèle également une diminution de 5,3 % de la part de la tranche de revenus compris entre le SMIC et 2 000 euros inclus (de 29,9 % en 2011 à 24,6 % en 2016). Par ailleurs, il ressort que 51,1 % des ménages surendettés ont des ressources strictement inférieures au SMIC et 14 % d’entre eux (10,6 % en 2011) ont des ressources inférieures au RSA pour deux personnes.

L’État a confié depuis 1989 à la Banque de France le secrétariat des commissions départementales de surendettement, dont le rôle consiste à apporter des solutions aux importantes difficultés financières auxquelles sont confrontés certains particuliers. Entre 2011 et 2016, la Banque de France a contribué à résoudre les problèmes d’endettement de plus de 830 000 ménages. La Banque de France réalise par ailleurs, chaque année, une enquête typologique sur le surendettement des ménages permettant de mieux connaître le profil des ménages surendettés et le type de dettes auxquels ils sont confrontés.