1er: Ce samedi, la finale de l’Eurovision a offert au public son lot de prestations flamboyantes, de notes haut perchées et de fringues improbables. Mais cette édition portugaise restera dans l’histoire du concours comme l’une des plus politiques sur scène. Explications.
La victoire d’une chanson féministe : L’Israélienne Netta Barzilai a remporté le concours. Son exubérance saute aux yeux et les bruits de poule qu’elle imite tambourinent aux oreilles… on en oublierait presque le contenu de sa chanson. Toy est un hymne féministe écrit dans la lignée du mouvement #MeToo . « Je ne suis pas ton jouet, pauvre idiot ! », scande l’artiste dans le refrain au milieu de paroles invitant à la confiance en soi.

2 em: Cédric Herrou, l’agriculteur engagé, qui, après les marches du palais de justice, gravira celles du palais des Festivals.

Bon, en tout cas, pour Cannes 2018, c’est plié. La palme reviendra probablement à un film dirigé par un Érythréen sur l’histoire d’un migrant albano-ouzbek, transsexuel et dyslexique, sodomisé sur une aire d’autoroute par une bande de fascistes d’extrême droite, puis accueilli par une enseignante interprétée par Sophie Marceau. Sublime, dans ce rôle.
GG