La FNI tient à saluer les propositions du Centre d’Analyse Stratégique pour adapter l’offre de soins primaires aux défis des 20 prochaines années, rendues publiques le 6 décembre dernier (1). Ces propositions mettent l’accent sur les coopérations entre professionnels de santé et notamment la structuration du binôme médecin/infirmier, une démarche jugée prioritaire par la FNI depuis plusieurs années pour mieux exprimer « la valeur ajoutée infirmière » qui reste sous estimée en France.

 

En préconisant d’instituer une consultation infirmière de première ligne, mais aussi une consultation infirmière de suivi des patients atteints de pathologies chroniques, le CAS rejoint la position des politiques de santé publique appliquées dans la très grande majorité des pays de l’OCDE qui ont confié aux infirmiers un rôle pivot dans deux secteurs principaux que sont les soins courants et la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques qui vont représenter dans l’avenir, rappelons-le, 80% des prestations de soins (OMS) dans l’objectif d’assurer une égalité d’accès aux soins et des traitements à des coûts supportables pour les systèmes de santé.

 

Dès 2009, la FNI a fait des propositions fortes pour la refondation de la médecine de premier recours rappelant qu’à législation constante, la surveillance des patients chroniques pouvait être assurée par les infirmiers, pour peu que des protocoles soient établis et que des outils de partage de l’information soient disponibles. (Cf. Position Paper FNI du 19 05 2010)

Des outils de partage de l’information, et en particulier un dossier infirmier informatisé, c’est aussi la 1ère des préconisations du Centre d’Analyse Stratégique dans le 2ème volet de cette note du 6 décembre consacrée à la télémédecine et à laquelle la FNI ne peut apporter que son soutien massif puisque c’est elle qui propose à l’ASIP Santé, depuis 3 ans, la création de ce dossier. Le fait que le CAS relaie cette proposition de la FNI retenue lors de ses différentes auditions, montre que cette institution d’expertise et d’aide à la décision placée auprès du Premier ministre a perçu tout l’intérêt de développer le partage d’informations entre professionnels de santé. Et quel bonheur pour la FNI de l’entendre se prononcer « pour la création d’un dossier infirmier informatisé, en parallèle du DMP, et bien sûr compatible avec lui. »