« Exalter la violence et la haine pour instaurer le règne de la justice et de la fraternité, c’est un non-sens ».

Apparemment, notre ministre de la culture ne connaissait pas cette réflexion de Jacques à son frère dans le roman « Les Thibault » (tome III, l’été 1914), lorsqu’elle s’est « fendue » de son communiqué au sujet de l’exposition présentée actuellement au Jeu de Paume.  Selon elle : « le ministère de la Culture et de la Communication n’intervient pas dans la programmation des institutions culturelles, dont la responsabilité revient à ses dirigeants », au nom de « la liberté attachée à l’expression artistique », tout en reconnaissant que : « l’exposition suscite de nombreuses réactions compréhensibles, car certaines des personnes représentées dans la série « Death », que l’artiste appelle « martyrs », ont commis des attentats ayant entraîné la mort de civils.

Elles appartiennent ou appartenaient à des mouvements dont certains sont placés sur la liste des organisations terroristes par l’Union européenne ». Dit en d’autres mots par M. Guy Millière : les contribuables français subventionnent « une exposition à la gloire des tueurs de Juifs au musée du Jeu de Paume ». Sous ce titre, l’auteur recense les expositions de propagande qui se sont déroulées en France. « Ni le Hamas ni l’Autorité Palestinienne n’ont eu besoin de subventionner cette incitation à la haine antisémite, car le ministère de la Culture s’en est chargé ». Madame Aurélie Filippetti paraît oublier qu’elle est ministre de tous les Français et qu’elle doit contrôler que l’argent des contribuables, de tous les contribuables, ne sert pas à des promotions partisanes, sous couvert de liberté artistique.   La France vit-elle désormais dans une société totalitaire ? La liberté d’expression du citoyen lambda est mesurée et surveillée ; l’opinion d’un quidam au sujet du « mariage pour tous », exprimée peut-être un peu bruyamment, lui vaut deux mois de prison ferme ; les photographies des hommes politiques et des journalistes récalcitrants sont exposées au « mur des cons », suscitant ainsi l’antipathie de ceux qui peuvent être amenés à les juger ; les musées d’art (musée d’art moderne de Paris en 2011, expositions itinérantes..) se livrent parfois à une propagande et à un endoctrinement sournois, en ne respectant pas les convictions d’une partie de ceux qui paient ces manifestations. A cet égard, la salle appelée « Bazar » du MUCEM de Marseille sacrifie gaiment à cette tendance.

G.LEVY