Neuvième d’une série de débats sur l’avenir de l’Europe entre les chefs de gouvernements de l’UE et les députés européens
L’Europe devrait mettre de côté ses différences pour lutter ensemble contre la menace populiste
Un nouveau cadre social est nécessaire pour favoriser la cohésion, la réforme du système d’asile et un juste partage des charges
Lors d’une discussion animée, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a débattu de l’avenir de l’Europe avec les députés et le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis.

Le Premier ministre Tsipras a rappelé les efforts du gouvernement grec en matière de protection sociale ainsi que ceux ayant amené la Grèce à sortir de la crise économique, faisant allusion au symbolisme du débat qui coïncidait avec la fin des huit années du programme d’aides. En faisant la liste des nombreux problèmes auxquels la Grèce avait dû faire face, tels que l’envolée de la dette publique, la fuite des cerveaux et la crise des réfugiés, M. Tsipras a déclaré que la Grèce s’en était sortie, avec un retour de la croissance à 2% et la lutte contre l’évasion fiscale et la corruption dans les secteurs de la santé et de l’investissements publics.

‘‘La Grèce et le peuple grec ont prouvé ces dernières années à quel point ils étaient engagés profondément pour défendre l’idée de l’unité européenne’’, a-t-il déclaré. Il a prévenu que ‘‘la façon dont les crises économiques, des réfugiés et sécuritaires avaient été traitées à ce jour montraient de sérieuse failles et contradictions, qui pourraient bien se transformer en crise structurelle pour l’Union européenne.’’

‘‘Les élections européennes de mai 2019 seront plus importantes que la plupart des batailles électorales’’, a-t-il déclaré. ‘‘Ce sera une bataille pour les valeurs et les principes. Dans cette bataille, toutes les forces progressistes, démocrates et pro-européennes ont le devoir d’être unies. Nous ne devons pas laisser l’Europe faire un bond dans le passé’’, a-t-il conclu.

De nombreux députés et le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis, ont rendu hommage aux efforts consentis par M. Tsipras pour résoudre le vieux différend avec l’ancienne République yougoslave de Macédoine, déclarant que les deux Premiers ministres avaient montré l’exemple. Ils ont souligné le rôle essentiel de la Grèce dans la région en termes de développement et de maintien de la stabilité. Certains députés ont rappelé que l’UE avait contribué au redressement de la Grèce, et d’autres que la souffrance du peuple grec au cours des huit dernières années ne devrait pas être oubliée