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L’éjaculation est l’expulsion d’un liquide biologique, à l’approche ou au moment de l’orgasme lors d’un rapport sexuel, d’une masturbation, ou d’une pollution nocturne (rêve érotique) . Chez l’homme, l’éjaculat est constitué de sperme et de liquide séminal, alors que chez la femme, il s’agit du fluide sécrété par les glandes de Skene.

La génération actuelle a par ailleurs grandi avec l’omniprésence des images à caractère pornographique, où le culte de la performance est largement répandu. Tout naturellement, ils veulent reproduire ce qu’ils ont vu. « Mais c’est une fausse performance, la réalité est tout autre, précise Marie Chevret-Measson. Il y a autant de différences entre la pornographie et la sexualité qu’entre des cascades en voiture et la conduite au quotidien. C’est du cinéma. Les premiers rapports sexuels sont, en général, rarement réussis sur le plan de la maîtrise de l’éjaculation. C’est un apprentissage progressif qui se met en place petit à petit, dans un contexte où l’on apprend à se connaître et à connaître l’autre. Faire l’amour n’est pas que sexuel. C’est surtout la rencontre de deux personnes dans la sensualité. »

La masturbation peut, dans ce cas, se révéler d’un grand secours. « Je leur conseillerais de modifier leur façon de se caresser quand ils sont seuls. D’en jouer en faisant baisser puis remonter l’excitation. De prendre leur temps, d’apprendre à ralentir, à s’arrêter, afin de mieux se connaître. D’être, en somme, à l’écoute de leurs sensations et d’acquérir peu à peu la capacité à les maîtriser. » Une fois à deux, dans le secret de l’alcôve, il leur suffira alors de favoriser l’érotisme grâce aux préliminaires, les caresses globales et les mots doux pour vibrer à l’unisson. Et de ne pas être, là non plus, dans la précipitation. « La sexualité est un domaine où l’on avance pas à pas. C’est un partage, une communication fondée sur le sensuel. On donne et on reçoit. Mais ce n’est pas inné. » Et de proposer aux futurs jeunes amants de s’y préparer doucement, mais sûrement. « L’idéal, estime-t-elle, serait de consulter, seul ou de préférence à deux, un site qui leur est spécialement consacré comme educationsensuelle.com. Un média conçu pour permettre aux adolescents de découvrir une sexualité empreinte d’érotisme, de tendresse et d’écoute de l’autre, des dimensions “oubliées” dans la pornographie. »