En 1964, André Jeanson est l’un des fondateurs de la Confédération française du travail (CFDT), issue de la transformation de la CFTC. Il avait milité pour l’abandon des références confessionnelles de l’ancienne confédération. Il prend la présidence de la nouvelle organisation de 1967 à 1970.

Lors des évènements de mai 1968, il jouera un rôle important, en participant notamment à la négociation des accords de Grenelle. Il s’efforce d’engager la confédération CFDT dans le mouvement qui secoue la France : « la CFDT a été Mai 68 », déclare-t-il en 1978

Dans les années 1970, André Jeanson participe à des initiatives politiques qui contribuent à l’élargissement du parti socialiste. Il constitue en 1971 un Centre de recherches et d’initiatives socialistes (CRIS), puis le fusionne au sein d’Objectif socialiste avec une association fondée par Robert Buron.

André Jeanson préside les séances de la première journée des Assises du socialisme, qui se tiennent les 12 et 13 octobre 1974 dans l’hôtel parisien P.L.M. Saint-Jacques6. Ces rencontres rassemblent le parti socialiste, des membres du Psu, des militants syndicalistes ou associatifs et des responsables de clubs politiques. La plupart des membres d’Objectif socialiste rentrent au parti socialiste, comme André Jeanson lui-même, et l’association est dissoute en 19752. Cependant, il se retirera rapidement d’une activité politique directe