La ministre de l’Économie Christine Lagarde veut contraindre les compagnies pétrolières à répercuter la baisse des prix du pétrole sur les prix des carburants. A trop vouloir réglementer, l’État ne joue-t-il pas contre les automobilistes ?

L’automobile est depuis son invention un objet politique. C’est un objet politique parce que – n’en déplaise à ses détracteurs – elle est d’abord le formidable instrument d’une liberté fondamentale : la liberté de se déplacer. Tout ce qui touche à l’automobile – ou autre véhicule terrestre – devrait donc être évalué à l’aune du droit de chaque citoyen de se déplacer librement. Nos gouvernants, depuis maintenant de trop nombreuses années, ont oublié le sérieux avec lequel un sujet relevant de ce droit doit être traité. Madame Christine Lagarde, en sa qualité de ministre des Finances