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Après la privatisation de la plage de la Mirandole, c’est au tour du dispositif de sécurité de créer des remous.
Selon une information de Marianne, un émissaire aurait été chargé lundi de faire passer un message peu plaisant à une fonctionnaire de police censée s’occuper de la surveillance de la fameuse plage. Il aurait ainsi demandé à ce que « la CRS n°3 (…) soit écartée du dispositif », en raison de sa féminité. « Dispositif qui mobilise une demi-compagnie de CRS », rappelle l’hebdomadaire.

Choquée par cette demande, l’agente s’est plainte auprès de ses supérieurs. L’incident est remonté jusqu’au ministère de l’Intérieur et les responsables de la sécurité publique ont alors «insisté pour que tout cela reste off» selon l’hebdomadaire. La Place Beauvau a de son côté souhaité le maintien de l’indésirable fonctionnaire dans le dispositif de sécurité. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Dimanche matin, les fonctionnaires de police de Vallauris ont été remplacés par une compagnie de CRS qui a eu immédiatement l’instruction de ne pas placer de femmes sur la plage.

La fonctionnaire a été finalement retirée du dispositif de sécurité de la plage. Joint par Le Figaro, Sylvain Martinache, délégué Unsa-CRS pour la zone Sud, explique que «la collègue féminine a été changée de mission, elle est maintenant affectée au parc, c’est-à-dire à la sécurité du parc automobile». Une décision surprenante qui tient à des questions diplomatiques selon le délégué syndical. «C’est scandaleux» martèle-t-il, regrettant que le roi ait instamment «demandé qu’il n’y ait pas de femmes dans un périmètre proche de la villa».